François Hollande a rencontré le président iranien Hassan Rohani

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HOLLANDE A RENCONTRÉ LE PRÉSIDENT IRANIEN ROHANI
HOLLANDE A RENCONTRÉ LE PRÉSIDENT IRANIEN ROHANI

par John Irish

NEW YORK (Reuters) - Le président français, François Hollande, s'est prononcé mardi devant l'Assemblée générale de l'Onu pour un dialogue "direct et franc" avec l'Iran et a ensuite rencontré son homologue iranien, Hassan Rohani.

Cette rencontre était la première à ce niveau entre Français et Iraniens depuis 2005 et François Hollande a été le premier dirigeant occidental à s'entretenir avec Rohani, élu en juin et qui a pris ses fonctions le mois dernier.

La réunion a duré une quarantaine de minutes. Le président français a pris congé de son interlocuteur, considéré comme un modéré, en évoquant "un premier contact qui en appelle d'autres".

Hassan Rohani, quant à lui, a souhaité "un meilleur avenir" pour les relations bilatérales.

"C'était une discussion assez complète qui a porté à la fois sur les questions régionales, sur la Syrie, sur le Liban, sur la question nucléaire et sur les relations bilatérales", a-t-on précisé de source proche de la présidence française.

"Le président a dit qu'il avait noté les paroles d'ouverture (de son homologue), qu'il attendait que les choses soient traduites maintenant dans les faits", a-t-on ajouté.

Sur la Syrie, Hassan Rohani a dit qu'il souhaitait que la guerre prenne fin et s'est montré ouvert à une conférence internationale de paix, un "Genève 2".

Evoquant le dossier nucléaire, François Hollande a souligné la nécessité de parvenir à des "résultats rapides" dans le cadre des négociations entre Téhéran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l'Allemagne.

"DIALOGUE FRANC ET DIRECT"

La rencontre, a-t-on ajouté de même source, s'est déroulée "dans un climat poli, courtois, avec un dialogue franc et direct".

Dans l'entourage de l'Elysée, on déclare: "Par rapport a la période précédente, il y a des signes (positifs) mais quand on regarde la réalité, il y a encore des étapes à franchir et des progrès à accomplir".

Les discussions, précise-t-on, ne sont pas entrées dans le détail dans le dossier nucléaire, mais le président iranien a soulevé la question des sanctions économiques qui touchent son pays, suggérant par exemple que Paris lève immédiatement celles qui concernent le secteur automobile.

"Ils voudraient qu'il y ait un desserrement des sanctions, juste grâce au discours mais sans qu'ils fassent de vrais gestes. C'est ce qu'ils espèrent sans doute du contact avec nous. Le message était celui là."

Lors de son discours devant l'Assemblée générale, François Hollande avait auparavant souligné que la France attendait de l'Iran "des gestes concrets qui témoigneront que ce pays renonce à son programme nucléaire militaire même s'il a parfaitement le droit de poursuivre son programme civil".

"C'est pourquoi j'ai fait le choix d'un dialogue direct et franc avec le président Rohani", avait-il ajouté. "Autant je suis pour le dialogue, autant je reste ferme sur la question majeure de la prolifération".

"Il ne peut pas y avoir d'acceptation de la prolifération nucléaire. C'est une question qui n'est pas liée à l'Iran, c'est une question majeure pour la sécurité du monde", avait-il expliqué un peu plus tard lors d'une conférence de presse.

Le chef de l'Etat a expliqué avoir accepté de prendre langue avec son homologue iranien "car lui-même avait fait preuve d'ouverture et prononcé des mots qui pouvaient être source d'évolution dans la région".

"A l'Iran de comprendre qu'il doit y avoir une transition politique en Syrie", a dit François Hollande sur le dossier syrien.

"Sur la Syrie nous pouvons pas simplement régler l'aspect chimique mais nous devons aller vers une solution politique et pour ce qui est de la solution politique, nous savons bien qu'elle passe aussi par Téhéran" dit-on dans l'entourage du président français.

Avec Elizabeth Pineau à Paris, édité par Guy Kerivel

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  • jbayart2 le mercredi 25 sept 2013 à 08:18

    IL N A PAS COMPRIS QU IL EST UNE MARIONNETTE

  • jep02 le mercredi 25 sept 2013 à 07:38

    "discussion assez complète qui a porté à la fois sur les questions régionales, sur la Syrie, sur le Liban, sur la question nucléaire et sur les relations bilatérales". Tout ça en 40 minutes. Quelle efficacité.