François Hollande a reçu les familles des otages du Sahel

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LES FAMILLES DES OTAGES DU SAHEL REÇUES À L'ÉLYSÉE
LES FAMILLES DES OTAGES DU SAHEL REÇUES À L'ÉLYSÉE

PARIS (Reuters) - François Hollande a assuré dimanche aux familles des otages français retenus au Sahel par des groupes islamiques armés que tout était mis en oeuvre pour obtenir leur libération malgré l'intervention au Mali.

Le chef de l'Etat a reçu des proches des otages pendant deux heures, comme il s'y était engagé le 16 janvier lors de ses voeux à la presse.

Il a renouvelé aux familles "la pleine solidarité de la Nation et les a assurées de l'action constante du gouvernement pour obtenir la libération de leurs proches et leur retour en France", indique l'Elysée dans un communiqué.

"La France y travaille avec détermination et responsabilité et aucune piste n'est ignorée ou laissée de côté", ajoute-t-il.

Toutes les familles ont été conviées à l'Elysée par François Hollande mais on ignore si toutes sont venues. Aux sept otages détenus au Sahel s'ajoute l'ingénieur enlevé fin décembre au Nigeria, près de la frontière avec le Niger.

Cette rencontre est intervenue alors que deux otages français ont été tués depuis le début de l'intervention française au Mali, le 11 janvier, l'un en Somalie et l'autre lors de la prise d'otages dans le complexe gazier de Tiguentourine, en Algérie.

Certaines familles ont récemment déploré ne pas être suffisamment informées du sort de leurs proches, soulignant leur angoisse accrue depuis l'engagement français au Mali.

Les proches sont en outre divisés sur l'opportunité d'une action militaire pour les libérer, certains la jugeant trop dangereuse après l'échec de l'opération d'un commando français pour tenter de récupérer en Somalie l'agent de la DGSE Denis Allex.

L'intervention s'est soldée par la mort de l'otage et de deux militaires français.

Dans la matinée, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a prôné une fermeté implacable face au terrorisme et a mis en garde les ravisseurs des otages français du Sahel, affirmant qu'ils risquaient "très gros".

"Il n'y a aucune impunité pour les terroristes et il n'y en aura pas (...) Face au terrorisme, il faut être implacable", a-t-il dit au Grand Jury d'Europe 1 et d'i>TELE.

"Nous faisons le maximum pour libérer les otages, nous disons la réalité des choses", a-t-il ajouté en soulignant l'esprit de responsabilité des familles.

François Hollande avait déclaré le 15 janvier à Dubaï : "Vous vous demandez ce que nous allons faire des terroristes si on les retrouvait ? Les détruire."

Gérard Bon et Elizabeth Pineau, édité par Guy Kerivel

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