François Hollande à La Havane : «Je ne viens pas dans le Cuba d'hier»

le , mis à jour à 11:26
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François Hollande à La Havane : «Je ne viens pas dans le Cuba d'hier»
François Hollande à La Havane : «Je ne viens pas dans le Cuba d'hier»

« J'arrive ici avec beaucoup d'émotion car c'est la première fois qu'un président de la république française vient à Cuba ». Francois Hollande s'est posé dimanche à 23h20 heures locales (4h20, heure de Paris lundi) sur le tarmac de l'aéroport international José Marti de la Havane. Pour la première fois depuis la révolution de 1959 et pour, affirme le président, « participer à l'ouverture de Cuba au monde ». Pas peu fier de lui-même, le chef de l’État a été accueilli par le vice ministre des Relations extérieures avant de foncer, dans la moiteur de la nuit cubaine et sous bonne escorte, vers l'Hotel Nacional. Ce fleuron de l'hôtellerie cubaine, propriété du régime castriste et où, avant le règne des Barbudos, Ernest Hemingway, Franck Sinatra, Winston Churchill ou Al Capone avaient leurs habitudes.

Cette visite historique va durer 24 heures. « Je ne viens pas dans le Cuba d'hier », confie t-il alors qu'il n'est pas rare de croiser les vieilles Cadillac américaines des années 1950 roulant sur les routes presque pas éclairées de la capitale. Raul Castro, le président cubain, il le connaît à peine. Et le halo de romantisme entourant une île devenue, au fil de son bras de fer avec le géant américain, une référence de la gauche française et de générations entières de socialistes ne l'intéresse guère. « Cuba participe, c'est vrai, d'une certaine mythologie, celle d'un petit pays qui peut résister à une grande puissance », observe François Hollande. Mais Cuba ce n'est pas l'histoire de ce social démocrate pur jus. Che Guevara, dont le visage enluminé décore les façades des bâtiments jouxtant la place de la Révolution, n'est pas vraiment son sujet... « Il y a eu une dérive », dit il sans jamais citer Fidel Castro, retiré des affaires depuis 2008 et qu'il n'est d'ailleurs pas certain de voir lors de sa visite.

Certes, reconnaît le chef de l’État, « on peut saluer Cuba qui a dû subir des ...

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  • M940878 le lundi 11 mai 2015 à 13:21

    se pavane à La Havane ...

  • wanda6 le lundi 11 mai 2015 à 13:20

    nanard83 : il y est aller car il a reçu la permission des USA !!! Les leçons de démocratie qu'il les donne à ses amis arabe et à l'UE !!!

  • nanard83 le lundi 11 mai 2015 à 12:21

    A sa place , je n'aurais même pas posé le pied sur le sol cubain , sachant que le chef de l'état n'avait pas daigné se déplacer pour le recevoir !!!Il n'est pas fier , pépère , plutôt béta !!!

  • jfvl le lundi 11 mai 2015 à 09:45

    Entre deux inaugurations et commémorations il voyage le pépére !

  • M8252219 le lundi 11 mai 2015 à 09:13

    A la havane pour choisir ses cigares?

  • pichou59 le lundi 11 mai 2015 à 09:02

    quand la radio d'opposition cubaine interdite, émets partout dans le monde grâce à la complicité de la France et de SFP!!!!curieux ce double language