François Grosdidier, sénateur-maire UMP de Woippy, mis en examen

le
0
LE SÉNATEUR-MAIRE UMP DE WOIPPY, EN MOSELLE, MIS EN EXAMEN POUR DÉTOURNEMENT DE FONDS PUBLICS
LE SÉNATEUR-MAIRE UMP DE WOIPPY, EN MOSELLE, MIS EN EXAMEN POUR DÉTOURNEMENT DE FONDS PUBLICS

STRASBOURG (Reuters) - Le sénateur-maire UMP de Woippy (Moselle), François Grosdidier, a été mis jeudi en examen pour détournement de fonds publics, suite à une plainte d'une élue d'opposition de son conseil municipal, a-t-on appris auprès de son avocat.

Le juge d'instruction Vincent Lemonnier n'a en revanche pas retenu l'infraction de prise illégale d'intérêt évoquée par la plainte, a précisé Me Alain Behr.

Député de 2002 à 2011 puis sénateur, François Grosdidier se voit reprocher d'avoir fait supporter à la commune certains frais relevant de ses mandats parlementaires.

Les faits concernent l'utilisation de véhicules, le paiement de travaux d'impression, l'utilisation de locaux municipaux ainsi que certaines tâches confiées à des employés de la commune.

"Ce sont des bricoles. Le problème de François Grosdidier, c'est qu'il est maire et parlementaire. Quand il va à Paris avec la voiture de la mairie et qu'il doit se rendre ensuite à l'Assemblée nationale, il ne va pas revenir à Metz pour chercher un autre véhicule", relativise Me Behr.

"Il n'est pas possible (pour un élu dans sa situation) de ne pas commettre de détournements de fonds publics si ceci c'est du détournement de fonds publics", a-t-il ajouté.

La plainte visant celui qui est également président de l'association des maires de Moselle et vice-président de la communauté d'agglomération de Metz a été déposée en 2004 par Laurence Burg qui fut sa colistière en 2001 avant d'entrer en dissidence et de l'affronter aux municipales de 2008.

"Je pars du principe qu'on ne mélange pas les deux mandats. Sinon, ça revient à léser les contribuables", affirme la conseillère municipale divers droite. "Je suis contre le cumul des mandats."

François Grosdidier est par ailleurs mis en cause dans un dossier de marchés truqués impliquant des entreprises du BTP qui fait l'objet d'une information judiciaire instruite par le même juge d'instruction de Metz.

Le maire de Woippy, qui est accusé par l'un des protagonistes d'avoir bénéficié d'un dessous de table pour financer sa campagne des municipales de 2008 dément vigoureusement et a porté plainte en diffamation contre ses accusateurs.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant