François Fillon propose un vote au Parlement sur l'immigration

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FRANÇOIS FILLON PROPOSE UN VOTE ANNUEL AU PARLEMENT SUR LE NOMBRE D'ÉTRANGERS ADMISSIBLES
FRANÇOIS FILLON PROPOSE UN VOTE ANNUEL AU PARLEMENT SUR LE NOMBRE D'ÉTRANGERS ADMISSIBLES

LA BAULE, Loire-Atlantique (Reuters) - En course pour prendre la tête du principal parti d'opposition français, l'ancien Premier ministre François Fillon a proposé samedi un vote annuel au Parlement pour fixer un nombre d'étrangers admissibles en France.

Il s'exprimait devant des militants à La Baule (Loire-Atlantique) dans la campagne pour le scrutin interne des 18 et 25 novembre devant désigner le patron de l'UMP, lors duquel il fera face au secrétaire général Jean-François Copé.

François Fillon a pris la parole alors que les déclarations de son rival fustigeant le phénomène supposé du "racisme anti-blanc", suscitent selon un sondage l'approbation majoritaire de l'opinion, notamment à droite. L'ancien Premier ministre a paru à La Baule plutôt s'opposer à ces propos. "C'est un débat qui doit être abordé de façon froide et dépassionnée, en évitant la haine de l'extrême-droite et la fausse générosité de l'extrême-gauche", a déclaré le député de Paris.

Il a par ailleurs appelé à "réguler de façon transparente" les flux migratoires et avancé sa proposition.

"Je veux désormais que tous les ans, comme c'est le cas au Canada, ce soit le Parlement qui vote en toute transparence, année après année, le nombre total d'étrangers qu'on peut accueillir", a-t-il dit.

"HOLLANDE DE DROITE"

Ces débats relancent la polémique interne sur la stratégie de "droitisation" à l'UMP, parti fondé en 2002 par la réunion d'une droite plutôt centriste issue de l'UDF et de la frange plus radicale de l'ex-RPR.

Certains dirigeants estiment que l'approche des thèmes de l'immigration et de la vie dans les quartiers sensibles, chers au Front national est nécessaire pour ramener dans le giron du parti les électeurs de l'extrême-droite, d'autres pensent que flirter avec ses thèmes ne peut que renforcer le FN.

François Fillon a par ailleurs appelé samedi au respect de sa personne, estimant que le camp de son rival pratiquait l'attaque personnelle.

"Depuis le début de cette campagne, je vous mets au défi de trouver dans ma bouche une seule parole désagréable à l'égard des autres candidats", a dit François Fillon aux 500 militants, réunis à La Baule pour un séminaire en présence de ses soutiens Valérie Pécresse ou Christian Estrosi.

"En ce moment, quand j'entends tous les jours expliquer que je ne suis pas courageux, que je suis un Hollande de droite (?), j'aimerais bien que tout le monde s'applique la même règle que moi", a ajouté l'ancien président du conseil régional des Pays de la Loire (1998-2002), qui s'exprimait devant une fédération locale acquise à sa cause.

Guillaume Frouin, édité par Thierry Lévêque

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