François Fillon ne renonce à rien, ni à l'UMP, ni à 2017

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FRANÇOIS FILLON NE RENONCE NI À L'UMP, NI À 2017
FRANÇOIS FILLON NE RENONCE NI À L'UMP, NI À 2017

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - François Fillon a déclaré dimanche soir sur TF1 qu'il ne renonçait à rien, ni à la présidence de l'UMP ni, surtout, à l'investiture du principal parti de la droite française pour l'élection présidentielle de 2017.

L'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy a dit vouloir élaborer dans les mois à venir un "projet de redressement national", qu'il se verrait bien "porter" en 2017.

D'ici là, il décidera "avant l'été" de briguer de nouveau ou non la présidence de l'UMP.

François Fillon, qui tente de restaurer une image fissurée par sa guerre de la fin de 2012 contre Jean-François Copé dont il conteste l'élection à la tête du parti, effectuait une sorte de retour politique après des semaines de relative discrétion.

Avant une interview au quotidien Le Monde et un meeting, mardi, à Paris, il a condensé en six minutes son message aux militants de l'UMP et, au-delà, aux électeurs français, dont il a dit vouloir reconquérir la confiance.

Il a expédié en quelques phrases ses critiques à l'égard du gouvernement de gauche du président François Hollande, qu'il a accusé de renoncer "promesse après promesse" à ses engagements, d'être "impuissant" et de n'avoir "ni cap, ni objectifs".

"La question qui se pose pour moi est simple: c'est comment est-ce que je peux être utile à mon pays?" a-t-il poursuivi.

François Fillon a déclaré vouloir "dire la vérité" et essayer de "construire un projet de redressement national" susceptible de rassembler les Français autour de trois axes.

"Il faut une rénovation de notre pacte économique et social (...) Il faut une rénovation de notre pacte européen avec une entente franco-allemande qui soit à toute épreuve et il faut une rénovation de notre pacte démocratique à travers une organisation du territoire qui soit simplifiée."

L'ex-Premier ministre a précisé qu'il allait bâtir ce projet en allant dans les mois à venir à la rencontre des Français, pour entendre leurs attentes et leurs critiques sur son action pendant les cinq années qu'il a passées à Matignon.

"DÉTERMINATION TOTALE"

Prié de dire s'il envisageait de participer en 2016 à la primaire qui désignera le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle de 2017, il a répondu: "Le temps aujourd'hui n'est pas le temps de la candidature. Aujourd'hui, c'est le temps pour gagner la confiance des Français, c'est-à-dire pour préparer cette échéance. C'est ce que je vais faire (...) Ma détermination est totale."

Il a estimé qu'une éventuelle candidature de Nicolas Sarkozy -qui a annoncé après sa défaite de mai dernier son retrait de la vie politique mais dont le retour est souhaité par une partie de l'UMP- n'était pas, aujourd'hui, la question.

"On a perdu deux élections, tout est à reconstruire", a-t-il fait valoir. "Il faut d'abord reconstruire le projet et puis on verra ensuite celui qui est le mieux à même de le porter."

"J'ai déjà eu l'occasion de dire que si c'était Nicolas Sarkozy, eh bien je soutiendrais Nicolas Sarkozy", a-t-il ajouté. "Si en l'occurrence c'est moi qui suis à même de mieux le porter, eh bien je me lancerais dans cette aventure. En tout cas, je vais essayer de m'y préparer."

Il a expliqué sa discrétion des dernières semaines, qui a troublé ses partisans, par sa volonté de prendre du recul et de réfléchir avant de prendre des décisions. "Maintenant, je les ai prises et donc je vais avancer", a-t-il ajouté.

Interrogé sur un éventuel renoncement à la présidence de l'UMP, François Fillon a répondu: "Je n'ai pas du tout renoncé à cette élection mais je prendrai ma décision avant l'été et je ne veux surtout pas (...) relancer cette bataille et ce débat maintenant."

Il a dit essayer de construire avec Jean-François Copé une relation permettant à l'UMP d'"avancer" et de rester unie, "sans rien oublier du passé".

Dans le baromètre CSA de février, François Fillon recueille 51% d'opinions positives, loin devant le président de l'UMP, Jean-François Copé (27%). Il devance aussi son rival dans une enquête OpinionWay, avec 38% d'opinions favorables contre 23%.

Edité par Jean-Loup Fiévet

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  • daveb650 le dimanche 24 fév 2013 à 22:33

    Il est tjrs la lui?