François Fillon juge son heure venue

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FILLON JUGE SON HEURE VENUE
FILLON JUGE SON HEURE VENUE

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - François Fillon, porté par des sondages prometteurs dans la dernière ligne droite de la primaire, espère bousculer le scénario annoncé d'un duel entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy pour l'investiture présidentielle à droite, mais ses proches craignent qu'un "vote de dépit" ne lui fasse barrage.

Après une première enquête Odoxa-Dentsu Consulting le créditant vendredi dernier de 20% d'intentions de vote (+9 points), deux nouveaux sondages confirment la progression de l'ancien Premier ministre, principalement au détriment d'Alain Juppé. Pour Kantar Sofres One point, il recueille 18% (+7), pour Harris Interactive, ce lundi, 17% (+3).

Même s'il a toujours considéré que les sondages ne valaient pas "tripette", François Fillon voit dans ce sursaut, à six jours du premier tour de la primaire, le fruit légitime d'une campagne de droite et de "droiture" qui n'aura pas dévié de sa ligne depuis le lancement de son tour de France en 2013.

"Ce n'est pas parce que les sondages sont en train de bouger qu'on croit beaucoup plus aux sondages", mais "aujourd'hui, on n'est plus dans un duel, on est dans un trio", a souligné lundi son porte-parole, Jérôme Chartier, sur Europe 1.

Le député de Paris, qui n'a cure d'incarner un "faiseur de rois" et assure ne rien jouer pour l'après, se voit au second tour. Bruno Le Maire désormais relégué à la quatrième place, l'objectif est de faire pièce à Nicolas Sarkozy, mais l'assise électorale de ce dernier est loin d'être aussi friable que celle du maire de Bordeaux.

Les soutiens de l'ancien président assurent ne pas s'inquiéter de la remontée de François Fillon et font valoir que la percée du "troisième homme" "mord sur l'électorat de Juppé".

Escomptant "entre 2,5 et 3,5 millions de votants", François Fillon prône un "vote utile" à son profit contre le "vote de dépit" qui scellerait l'issue de la consultation, "un match couru d'avance, Juppé contre Sarkozy : Juppé parce qu'on ne veut pas de Sarkozy ou Sarkozy parce qu'on ne veut pas de Bayrou", explique Jérôme Chartier.

JUPPÉ BOUSCULÉ

"C'est ce plafond de verre sur lequel bute notre candidat. Notre objectif est de le faire exploser dans la dernière semaine", déclare un proche du député de Paris dans Le Monde.

Preuve que la "surprise" Fillon vantée par ses soutiens depuis quelques semaines frappe désormais les esprits, Alain Juppé, d'ordinaire peu disert sur son concurrent, a dénoncé lundi le programme "illusoire" de l'ancien Premier ministre, qui prône notamment la suppression de 600.000 postes de fonctionnaires sur cinq ans.

"C'est tout juste pas possible", a dit le maire de Bordeaux sur RTL. "Il ne suffit pas de bomber le torse pour être réaliste et tenir ses engagements".

François Fillon, qui s'inquiète en privé que "le changement sans risque" ne conduise à "une révolte", estime que le programme "modéré" d'Alain Juppé, s'il accède à la présidence de la République comme le pronostiquent actuellement les sondages, provoquera "une grande déception" dans le pays.

"Vous ne voulez pas d'un retour en arrière et vous ne voulez pas d'une petite alternative. (...) Votez pour vos convictions au premier tour, sans faire de calcul pour le second!", a-t-il lancé samedi dernier lors d'une réunion publique à Biarritz.

A l'instar de celui d'Alain Juppé, l'état-major de François Fillon espère une ample participation pour ravir à Nicolas Sarkozy une part des sympathisants des Républicains -- et notamment les électeurs de "Sens commun", émanation de La Manif pour tous -- et attirer le vote centriste.

"Il est de plus en plus plébiscité par le cœur de l'électorat de droite et, en même temps, sa personnalité ne clive pas", note le sénateur LR Bruno Retailleau, l'un de ses soutiens, dans Le Figaro.

François Fillon, qui compte rééditer pour le troisième débat de jeudi la prestation qui lui a valu les suffrages des téléspectateurs lors des deux précédents, sonnera le rappel vendredi lors d'un grand meeting parisien.

"Il n'y aucune raison aujourd'hui que François Fillon soit interdit de victoire", veut croire Jérôme Chartier.

(Avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

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  • mlaure13 il y a 5 mois

    Il part d'un peu loin et c'est dommage...mais dans la brochette de prétendants, c'est le moins mauvais...et si Paris valais bien une messe, lui, vaut bien 2€...;-)))

  • M8637171 il y a 5 mois

    On ne veut pas de droit dans ces bottes ou de mise en examen comme président.

  • M8637171 il y a 5 mois

    Juppé est influencé par la propagande de gauche, portée aussi par Bayrou et une partie de l'UDI. Une mauvaise solution de gauche ne deviendra pas bonne avec la droite. Elle restera mauvaise.

  • M8637171 il y a 5 mois

    Oui ce serait effectivement une excellente chose. Son programme est le plus travaillé. 600 000 fonctionnaires en moins c'est un objectif tout a fait réaliste et indispensable. Certains nous parle des policiers. 1) il faut aussi prendre en compte la police municipale 2) lorsque un policier fait 50 fois le même boulot c'est idiot. il faut modifier les lois pour que les multirécidivistes soient en prison. Il faut transformer certains délits en contravention,. 3) interdire les immigrés clandestins

  • marcsim5 il y a 5 mois

    "François Fillon juge son heure venue..."...ça sent le Sapin... lol!

  • marcsim5 il y a 5 mois

    "François Fillon juge son heure venue..."...qu'il repose en paix....Amen!

  • SuRaCtA il y a 5 mois

    Si Fillon passe au second tour il remportera la primaire, car en pareil hypothèse les reports de voie se feront massivement sur son nom car Juppé et Sarkozy ne seduisent que ceux qui sont déjà convaincus.

  • Neova il y a 5 mois

    "Sarkommence"... pliée de rire !

  • 300CH il y a 5 mois

    "Va y FIFI", 2 balles au pot dimanche, rien que pour envoyer cette jupette et le Sarkommence au oubliette

  • M802641 il y a 5 mois

    En politique on prend le "moins pire". Fillon est de très loin le "moins pire" et aussi le "plus beau" !.