François Fillon et la laïcité libérale

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Dans une interview au JDD, l'ancien Premier ministre et candidat à la primaire des Républicains François Fillon s'est dit favorable aux statistiques ethniques.
Dans une interview au JDD, l'ancien Premier ministre et candidat à la primaire des Républicains François Fillon s'est dit favorable aux statistiques ethniques.

François Fillon serait-il "manentiste", du nom de Pierre Manent*, cet éminent philosophe disciple de Raymond Aron qui, dans Le Point de cette semaine, émet la surprenante idée d'un "compromis" avec les musulmans, car "rien de ce qui est proposé ne marche" ? Si l'ancien Premier ministre ne défend pas une telle proposition, il affirme, avec Manent, mais aussi avec le démographe Emmanuel Todd, que la laïcité peut être, sous certains aspects et à l'endroit d'une seule et même religion ? l'islam ?, "agressive". Agressive dès lors qu'elle souhaite "interdire toute manifestation religieuse en dehors du domicile". C'est un point de sa récente interview accordée au JDD qui, à l'inverse de son éloge des statistiques ethniques, n'a suscité aucun commentaire. Et pourtant.

La laïcité, plus encore depuis les attentats de janvier, est devenue un mantra, une abstraction plus qu'une loi, qu'on invoque ou que l'on brandit, tel un bouclier, pour contrer les coups de boutoir du communautarisme. Manuel Valls en est le parfait héraut, lui qui n'a de cesse de sommer ceux des Français qui entretiennent un dialogue avec le ciel de s'y soumettre. C'est un des au-delàs républicains qui autorisent, en outre, le consensus à peu de frais. On ne peut débattre de la laïcité, cette nouvelle petite main jaune, on ne peut la discuter tant s'interroger sur certaines de ses interprétations est déjà faire le jeu des extrémistes religieux...

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