François Fillon candidat "quoi qu'il arrive" aux primaires 2016

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FRANÇOIS FILLON SERA CANDIDAT "QUOI QU'IL ARRIVE" AUX PRIMAIRES UMP DE 2016
FRANÇOIS FILLON SERA CANDIDAT "QUOI QU'IL ARRIVE" AUX PRIMAIRES UMP DE 2016

PARIS (Reuters) - François Fillon a déclaré jeudi qu'il serait candidat "quoi qu'il arrive" à la primaire de la droite pour l'élection présidentielle 2017, au moment où les fidèles de Nicolas Sarkozy multiplient les confidences sur l'envie de retour dans l'arène politique de l'ancien président.

L'ex-Premier ministre s'exprimait depuis Tokyo, où il a été décoré par l'empereur Akihito du grand cordon de l'Ordre du Soleil levant, la plus haute distinction du Japon.

Lors d'une conversation informelle avec des journalistes saisie par des télévisions, il a indiqué ainsi qu'il serait candidat "quoi qu'il arrive" à la prochaine présidentielle.

Dans un tweet diffusé par la suite, François Fillon a toutefois souligné qu'il n'entendait pas s'exonérer de l'exercice des primaires prévues par l'UMP en 2016 pour désigner son candidat à la présidentielle, un exercice qu'il défend depuis le début.

"Rien de nouveau dans mes propos de Tokyo: c'est aux primaires de 2016 actées par l'UMP que j'ai renouvelé mon intention d'être candidat", lit-on dans le message.

Cette mise au point fait suite à des "confidences" de Nicolas Sarkozy distillées par ses proches dans les médias sur son envie de revenir en politique face à la gravité de la crise.

"Je vais peut-être être obligé de revenir", a-t-il ainsi déclaré selon des propos que lui a prêtés cette semaine Le Parisien.

François Fillon a déjà estimé que les règles de la future primaire de la droite et du centre devraient être les mêmes pour tous, y compris Nicolas Sarkozy s'il décide de revenir.

"LAPIN DURACELL"

Ses déclarations de Tokyo interviennent dans un contexte de tensions apparentes entre l'ancien chef de l'Etat et celui qui fut son Premier ministre pendant cinq ans.

Interrogé dans le cadre d'un documentaire sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy diffusé mercredi soir sur France 3, François Fillon a rappelé leurs divergences de diagnostic sur la gravité de la crise en 2007 et insisté sur celles qui les opposent vis-à-vis du Front national.

"Nicolas Sarkozy pense que le Front national est à combattre parce qu'il affaiblit la droite. Moi, je pense que le Front national est à combattre parce qu'il est hors des limites du pacte républicain", a-t-il dit.

François Fillon ironise dans la même émission sur le style énergique de Nicolas Sarkozy, le comparant au "lapin Duracell".

Cité dans Le Parisien, ce dernier réplique à propos de son Premier ministre: "C'est un loser!".

Interrogé sur Europe 1, le député UMP Patrick Balkany, proche de Nicolas Sarkozy, a critiqué les déclarations de François Fillon au Japon.

"Je préférerais qu'il s'occupe de s'opposer au gouvernement et au président de la République actuellement, qu'on l'entende plus parler de ce qui se passe, des problèmes que nous avons au niveau économique que de parler de 2017", a-t-il dit.

"J'ai l'impression que M. Fillon est un peu plus préoccupé par sa carrière que par ce qui se passe en France", a-t-il poursuivi, avant d'ajouter: "Je vois beaucoup de gens, les gens me disent toujours 'Nicolas reviens!', ils ne me disent jamais 'François Fillon reviens !'."

Yann Le Guernigou

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  • 90342016 le jeudi 9 mai 2013 à 16:46

    um-ps dehors les voleurs

  • M2895393 le jeudi 9 mai 2013 à 13:46

    Fillon n est pas un battant, un recul dans la Sartre , un autre sur Paris, alors jamais deux sans trois, je ne le vois pas président.