François Fillon assume le risque d'être minoritaire à l'UMP

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FRANÇOIS FILLON ASSUME LE RISQUE D'ÊTRE MINORITAIRE À L'UMP
FRANÇOIS FILLON ASSUME LE RISQUE D'ÊTRE MINORITAIRE À L'UMP

PARIS (Reuters) - L'ancien Premier ministre François Fillon, dont les propos renvoyant dos à dos PS et Front national ont provoqué une onde de choc à l'UMP, a déclaré mardi qu'il assumait le risque d'"être minoritaire" au sein de son parti.

Réuni dans la matinée à Paris, le comité politique de la formation a adopté à l'unanimité une motion réaffirmant l'opposition du parti à la politique menée par le gouvernement socialiste et à tous les "sectarismes et extrémismes".

"J'ai expliqué à mes amis que j'avais combattu le Front national toute ma vie et que je n'avais pas l'intention de changer de position", a déclaré François Fillon à la presse. "J'ai toujours combattu les alliances avec le Front national et je les combattrai toujours."

Revenant sur la polémique qui a suivi ses déclarations, il a estimé que c'était le rôle "d'un homme politique de faire bouger les lignes, de mettre le doigt sur les difficultés".

"On ne peut pas rester assis sur sa chaise en répétant les mêmes formules depuis des années et des années alors (...) qu'on voit le Front national et les extrêmes d'une façon générale continuer de progresser", a déclaré le candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2017.

Le député UMP de Paris a suscité l'embarras et l'indignation de la quasi-majorité des ténors de l'UMP en conseillant le 8 septembre de voter pour "le moins sectaire" en cas de second tour opposant un candidat PS et un candidat FN lors des élections municipales de 2014.

Il explique avoir "assumé la possibilité d'être minoritaire à l'intérieur de (son) mouvement politique", ajoutant que l'essentiel était pour lui de "créer les conditions" d'une union nationale.

RISQUE D'ÉCLATEMENT

Sa prise de position a accentué les risques d'un éclatement de l'UMP, très divisée depuis la défaite de Nicolas Sarkozy, et partant, d'une recomposition du paysage politique français sous l'impact de la poussée du Front national.

Jean-François Copé, qu'un violent affrontement a opposé à François Fillon pour la présidence du parti fin 2012, a déclaré à l'issue du comité que l'UMP entendait s'adresser à tous les Français pour les convaincre de sa "capacité à bâtir un projet de rassemblement national pour sortir la France du déclin".

"En conséquence, nous nous opposons avec vigueur à la politique menée par les socialistes et leurs alliés et nous combattons avec la même vigueur tous les extrémismes et les sectarismes", a-t-il ajouté.

Dix jours après les premières déclarations de François Fillon, la polémique reste vive.

Invitée sur i>TELE mardi, la présidente du FN Marine Le Pen a répondu au président de l'UMP que les électeurs n'étaient "pas des moutons."

"Il n'est pas propriétaire de ses électeurs, ses électeurs ne sont pas des moutons qu'il emmène d'un pâturage à l'autre", a-t-elle déclaré.

A l'UMP, les ténors qui s'exprimaient avant le comité politique ont une nouvelle fois accusé François Fillon de brouiller la ligne du parti.

"Jusqu'à maintenant, (la position vis-à-vis du) Front national était très claire, il y avait ceux qui étaient pour le front républicain, minoritaires, et ceux qui étaient pour le ni-ni", a souligné Jean-Pierre Raffarin sur RTL. "Là, François Fillon pose une nouvelle alternative, le 'ou-ou'".

L'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy, s'est demandé sur LCI et Radio Classique "pourquoi ouvrir un débat qui trouble et qui divise alors que la question ne se pose pas".

Il a rappelé que le scrutin européen de juin 2014 était à un tour, donc sans alliances, et qu'aux élections municipales de mars la question ne se poserait que pour quelques mairies.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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  • 90342016 le mardi 17 sept 2013 à 15:52

    um_ps est déja mort

  • M7403983 le mardi 17 sept 2013 à 15:12

    En tout cas, Fillon me parait bien fatigué !!! La soupe doit être bonne pour dépenser tant d'énergie !!!

  • RVM21 le mardi 17 sept 2013 à 14:41

    en cas de duel fn/ps c'est très facile je vote FN ( ce serait la 1ère fois) pour anéantir ces sot.cialos ment.eurs et voleu.rs de pouvoir grâce à la crise

  • guyguy18 le mardi 17 sept 2013 à 14:20

    J'aime bien la couleur bleu marine,le mélange rouge et vert donne brun.

  • fgino le mardi 17 sept 2013 à 14:12

    la gauche fait monter le pen pour l'avoir en face au second tour !! mais c'est un jeu dangereux pour le PS qui viendra ensuite jouer les éffarouchés si LE PEN passe ! et c'est possible !!

  • fgino le mardi 17 sept 2013 à 14:09

    Fillon vient de déclarer qu'il ne votera jamais le pen ! et plouf coulé !! pas malin! si il avait laissé le doute on aurait pu esperer ... mais ça veut dire qu'il est pret à voter PS !!! à dégager Fillon....comme secretaire de SARKO ça allait mais pdt NON NON et NON jamais!!

  • cavalair le mardi 17 sept 2013 à 14:02

    et toc... UMP une voix de moins.....la mienne

  • jean.e le mardi 17 sept 2013 à 12:54

    paniqiue dans le panier de crabeva en falloir des "placards dorees" dans les grosses boites pour recaser ce beau monde lol

  • 7LM le mardi 17 sept 2013 à 12:15

    Fuc-king Fernand président lol ! Pour une mort rapide ...Ou l'autre pour mourir de rire ... On va rester sur le suicide par antalgiques finalement !

  • dsta le mardi 17 sept 2013 à 12:09

    La position des ténors de l'UMP, n'est pas celles des électeurs ! Votre position est d'un grand pragmatisme et est courageuse! C'est ce qui manque le plus aux hommes politique !