François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT, est décédé

le , mis à jour à 17:54
0
François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT, est décédé
François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT, est décédé

L'ancien secrétaire général de la CFDT, François Chérèque est décédé lundi «à la suite d'une longue maladie», à l'âge de 60 ans. Celui qui se disait «réformiste mais impatient» - le titre de son livre publié en 2005 avait plongé la CFDT dans une longue crise interne en signant la réforme des retraites en 2003. Sa disparition a cependant entraîné une salve d'hommages à un «grand syndicaliste».

 

Président de l'Agence du service civique depuis 2014, il avait quitté ses fonctions en juin 2016 pour raisons de santé. Il «a mis pendant près de trois années toute sa force d'action et sa conviction au service de l'engagement des jeunes, en faveur d'une société solidaire et fraternelle», a salué son équipe.

 

Né le 1er juin 1956 à Nancy (Meurthe-et-Moselle) dans une famille de culture sociale-chrétienne, ce fils d'ouvrier métallurgiste est parvenu à se faire un prénom. Son père, Jacques Chérèque, fut ministre de Michel Rocard (1988-1991), après avoir été le numéro deux de la CFDT, au côté d'Edmond Maire. Des cinq fils, il était pourtant le moins brillant à l'école. Dyslexique, médiocre en orthographe, s'exprimant dans un français souvent emberlificoté, il croit néanmoins en lui. Il apprend l'économie «sur le tas».

 

Imposé par Nicole Notat en 2002

 

François Chérèque devient éducateur spécialisé au centre hospitalier de Digne (Alpes-de-Haute-Provence), désormais sa terre d'adoption. Sa maison, près de Sisteron, était son «port d'attache». Responsable local de la CFDT pendant vingt ans, ce grand gaillard barbu, père de deux garçons, est imposé en 2002 par Nicole Notat à la tête de la CFDT. Il avait plongé la CFDT dans une longue crise interne en validant en 2003 la réforme des retraites de François Fillon, qui avait notamment aligné la durée de cotisation des fonctionnaires sur le privé, entraînant un départ massif d'adhérents vers d'autres ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant