François Bayrou s'alarme du tournant du PS sur l'économie

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POUR FRANÇOIS BAYROU, LE PS A AMORCÉ UN TOURNANT INQUIÉTANT SUR L?ÉCONOMIE
POUR FRANÇOIS BAYROU, LE PS A AMORCÉ UN TOURNANT INQUIÉTANT SUR L?ÉCONOMIE

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste a amorcé un tournant en se rangeant derrière son aile gauche, qui réclame une rupture avec la rigueur et des politiques de relance, estime le dirigeant du MoDem François Bayrou dans une tribune publié lundi par Le Monde.

Après trois ministres, trente députés réunis au sein d'un nouveau courant, Gauche populaire, ont lancé un appel "contre l'austérité qui conduit aux populismes", réclamant une confrontation avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Le conseil national du Parti socialiste, qui s'est tenu samedi dernier à Paris, a vu le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, refuser tout changement de cap économique.

Mais le PS dans son ensemble s'est engagé à lutter contre les politiques d'austérité qui seraient voulues par les conservateurs au pouvoir en Europe.

Pour François Bayrou, il s'agit d'un "tournant qui devrait être pour tous les réformistes, particulièrement pour le président de la République s'il demeure attaché à ce cap, une alerte rouge".

"Sous la pression de son aile gauche, elle-même menacée par le courant (de Jean-Luc) Mélenchon, les dirigeants du PS, sans que nul ou presque s'en aperçoive, ont accepté samedi de se ranger à l'argument principal de ceux qui, de l'intérieur, combattent leur politique", écrit-il dans sa tribune.

Le dirigeant centriste estime que le PS a utilisé une "grosse ficelle" pour coller à son aile gauche.

"Puisqu'il ne fallait pas paraître contester, sur le plan intérieur, la politique de 'sérieux budgétaire', on a choisi de la mettre en cause par l'Europe: en présentant les choses comme si ce 'sérieux' nous était imposé par l'Union, comme si nous en étions les victimes", explique-t-il.

Dans cette manoeuvre, selon lui, Angela Merkel et son gouvernement conservateur, ainsi que l'UE, sont présentés par le Parti socialiste comme les seuls responsables de la situation de la France et des autres pays en crise de la zone euro.

Or, souligne François Bayrou, la France doit réduire son déficit et sa dette, redresser son commerce extérieur, retrouver le chemin de la croissance et faire baisser le chômage non pas sur ordre de l'Allemagne mais parce qu'elle y est obligée.

"François Hollande devrait réfléchir à ceci: si pour 's'arranger' avec ses contestataires, (...) il acceptait de déposer les armes de la pensée, de signer, même pour faire semblant, avec ceux qui refusent sa politique un armistice idéologique, en cessant de défendre ses fondamentaux, c'est son quinquennat qu'il sacrifierait et l'échec, je le crains, deviendrait certain", conclut-il.

Yves Clarisse, édité par Gilles Trequesser

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  • rodde12 le lundi 15 avr 2013 à 14:51

    Ce c. il avait voté pour manchot.

  • M7361806 le lundi 15 avr 2013 à 14:38

    Qui protège BAYLET pour es.cro.que-rie ?

  • jean.e le lundi 15 avr 2013 à 14:21

    pfff la girouette fait du bruit quand il y a du vent

  • j.tavern le lundi 15 avr 2013 à 13:02

    François Bayrou, raconte n’importe quoi. C’est quoi l’austérité selon lui avec 10 mds d’euros d’impôts et taxes nouveaux en 2013-2014 pour commencer. En outre s’ajoute baisse des crédits généralisée Administrations, armées, recherche, etc… et gel des salaires dans le public entre autres. FB est probablement taré ou complice tacite profiteur aussi de l’argent de l’Etat.

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