Francky Courteaux : " À Air France, il n'y a pas de tirage de maillot !"

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Francky Courteaux : " À Air France, il n'y a pas de tirage de maillot !"
Francky Courteaux : " À Air France, il n'y a pas de tirage de maillot !"

Des voyageurs, des employés, des chemises de DRH, les tensions chez Air France ont le chic pour provoquer de multiples victimes. Et parmi elles, l'équipe de football de la compagnie aérienne, régulièrement touchée par les crises internes. Entretien toutes ailes déployées avec Francky Courteaux, responsable de l'équipe des vétérans d'Air France.

Bonjour M. Courteaux, présentez-nous un peu les équipes de football d'Air France. On a une association sportive, l'ASAF (Association sportive d'Air France), qui gère toutes les équipes de la compagnie, pour tous les sports. Au total, ça fait plus de 8000 personnes. Au football, on a deux équipes. Une pour Orly, une pour Roissy, avec des divisions d'âge à l'intérieur.
Une équipe Orly, une équipe Roissy. C'est donc ça, le Classico d'Air France ? On s'affronte parfois oui, en coupe. Ou on organise des matchs amicaux l'été, en fonction des calendriers de nos championnats.
Et dans quel type de championnats vous jouez ? Nous, les vétérans, on joue dans un championnat normal, géré par la FFF, en Division d'honneur régionale dans l'Oise. Les jeunes, ils jouent dans un championnat d'entreprises. Ce sont des championnats traditionnels, qui se déroulent sur une saison, avec un système de points. Ceux qui jouent contre les entreprises, ils jouent contre des équipes du genre Orange, EDF ou Banque de France qui sont très fortes.
Banque de France, ils sont bons parce qu'ils ont de l'argent pour acheter des joueurs ? Pas forcément, mais déjà nous, à Air France, on a un handicap, car on n'a pas le droit aux joueurs extérieurs. C'est une règle qui est votée au niveau de l'ASAF, et qui nous pénalise au football. Ça nous permet tout de même de garder un état d'esprit familial, alors que l'entreprise se casse la gueule. Mais par exemple, à la Banque de France, ça leur arrive d'aligner des équipes avec 11 joueurs qui ne travaillent pas dans l'entreprise.
Et à Air France sur le terrain, ça donne quoi ? Vous avez des gars qui ont fait du foot en club ? Bien sûr, et il y a une vraie concurrence pour jouer en équipe première. On a tous fait de la compétition, moi-même j'ai joué en DH. On a même d'anciens professionnels. Après, au niveau de l'état d'esprit, je dirais que c'est l'équivalent de la mentalité du dimanche matin. On arrive à faire deux entraînements par semaine, mais on a toujours des gens qui sont en vol, ou d'autres qui travaillent la nuit, donc on a moins de stabilité qu'un club normal. Il nous faut au moins 30 joueurs pour pouvoir gérer…




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