Franck Azéma : « Je suis déçu mais surtout en colère »

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Clermont s’est incliné en demi-finale du Top 14 face au Racing 92 après prolongation (34-33). Un dénouement cruel pour l’ASM qui pensait avoir fait le plus dur après le drop de Brock James. Franck Azéma, l’entraîneur clermontois, était dépité à la fin du match. Le technicien a aussi laissé éclater sa colère envers le corps arbitral.

Franck Azéma, c’est une défaite très cruelle. Quel est le sentiment qui prédomine ? Oui, c'est cruel car je pense qu'on a eu un bon match de rugby entre deux équipes qui ont produit du jeu. J'ai trouvé l'arbitrage à la hauteur. Mais toutes les décisions vidéo, je ne les comprends pas. Les trois décisions sont en notre défaveur. Le deuxième essai du Racing, rien ne montre qu’ils ont marqué. Notre essai (celui de Wesley Fofana en première mi-temps, ndlr) est refusé... Quand je vois toutes ces petites fautes et que ce genre de match ne se joue à rien, sur des petits détails que l'on peaufine tout au long de la saison, quand je vois que c’est aléatoire, je suis déçu mais surtout en colère. Il me tarde de revoir tout ça et j'espère qu'ils (les arbitres, ndlr) ont vu juste. Avez-vous parlé avec les arbitres ? Non. Je ne peux pas reprocher grand-chose à mes joueurs ce soir (vendredi soir, ndlr). Je ne vais pas me cacher derrière ça (les fautes d’arbitrages, ndlr). On bosse 11 mois pour arriver à quelque chose de précis et de juste, mais il faudrait que cela soit pareil à tous les niveaux. Cette défaite se joue sur des détails... On a beau se dire que le sport de haut niveau c’est dur, c’est la compétition. A chaud, c’est compliqué. Peut-être que je me trompe mais sur l’écran géant, ces faits de jeu ne me paraissent pas aussi clairs que ça.

Franck Azéma : « J’aurais préféré que l’on mène tout au long de la rencontre »

Quels ont été vos mots dans le vestiaire ? Je n'ai rien dit aux joueurs car je n’ai pas de mot pour les réconforter, c'est suffisamment dur comme cela. Vous avez couru après le score tout au long du match... C’est un match de phases finales. On est revenu et on est passé devant. A deux minutes de la fin, on est six points devant... J’aurais préféré que l’on mène tout au long de la rencontre mais cela n’a pas été le cas. On prend un carton jaune (Viktor Kolelishvili, ndlr) sur un plaquage ou le joueur adverse se baisse. Il n’y a pas carton jaune car il met les bras et il cherche à se baisser mais Luc Ducalcon passe en dessous. Vous abordez pourtant cette prolongation de la meilleure des manières... Qu'est-ce qu'on a mal fait aujourd'hui ? Je ne sais pas. Est-ce qu'on a bien géré le tempo du match ? Oui. Est-ce qu'on a bien défendu ? Oui. Est-ce qu'on s'est envoyé dans le combat ? Oui. On marque des essais et on nous en refuse un. Ça se joue à rien. Qu’allez-vous retenir de cette saison ? Beaucoup de souffrances mais aussi de forces à l’intérieur du groupe. On a eu la capacité de revenir comme dans cette demi-finale. Cela prouve qu’il y a du mental et du caractère. Mais de la souffrance car on a passé des moments difficiles cet hiver et qu’on est amené à en passer d’autres maintenant. C’est dur.
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