Francis Huster : " Le football me donne le courage de vivre "

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Francis Huster : " Le football me donne le courage de vivre "
Francis Huster : " Le football me donne le courage de vivre "

Le numéro 150 de So Foot consacré à l'amour du football est en kiosque, et impossible de parler de tendresse et de ballon rond sans échanger quelques mots avec Francis Huster.

Bonjour Monsieur Huster ! Quels sont vos premiers souvenirs de football ? Vos premières émotions ?
C'est la demi-finale de la Coupe du monde 1958, France-Brésil, avec Kopa, Fontaine, Wisnieski, Claude Abbes, Jean Vincent... C'était en direct, la France était totalement chez elle, il n'y avait plus personne dans les rues. Le Brésil marque, puis miraculeusement Just Fontaine égalise. Et le Brésil n'avait pas reçu un seul but depuis le début de la Coupe du monde ! Donc on est à 1-1, et tout d'un coup il y a le drame. Jonquet a la jambe brisée par Vava, et résultat, il est obligé de jouer toute la partie avec une jambe cassée. Parce qu'à cette époque-là, il n'y avait pas de remplacements. Et la France a perdu 5-2. La victoire du Brésil était indiscutable, cette équipe de 58 était la meilleure équipe de tous les temps.

BRAZIL vs FRANCE - WORLD CUP - 1958

Sacré souvenir, effectivement. Vous aviez onze ans à l'époque, ça a dû vous marquer.
Ce jour-là, j'ai compris ce qu'était le football. Avec une équipe où tout le monde joue pour tout le monde. Il faut à la fois des gens qui attaquent, qui osent prendre des risques dans leur vie, et des gens qui défendent, qui sont là pour soutenir et protéger les autres. C'est-à-dire les médecins, les scientifiques... Et finalement les artistes, les politiciens doivent être dans les attaquants et pas dans les défenseurs, voilà. J'ai compris la vie à ce moment-là.

Qui étaient vos icônes de jeunesse ? Les équipes, les joueurs qui vous ont marqué ?
"Comme idoles, bien sûr, j'ai eu Raymond Kopa, dont on ne peut pas dissocier Just Fontaine. Pour moi, c'était le même joueur ! Il y en avait un qui dribblait, et l'autre qui marquait."
Il y a évidemment le Stade de Reims, les Crocodiles du Nîmes Olympique avec un entraîneur extraordinaire qui s'appelait Kader Firoud. Et en dehors de la France, les deux équipes qui m'ont sidéré sont le Real Madrid de Puskás, Di Stéfano, Gento... une équipe absolument sublimissime. Et l'équipe italienne magnifique

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