Francis Gillot est déjà penché vers Lens

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Francis Gillot est déjà penché vers Lens
Francis Gillot est déjà penché vers Lens

Francis Gillot, comment abordez-vous ce match face à Montpellier, trois jours avant un déplacement capital à Lens en Coupe de France ?
On a quand même le match de Lens dans la tête. Après, est-ce qu'on met contre Montpellier l'équipe qui va démarrer à Lens ou est-ce qu'on fait complètement tourner en sachant qu'il peut y avoir des blessés, des suspendus ou des cartons rouges ? C'est la question qu'on se pose. Il y a du pour et du contre, car si on ne met pas une équipe pour préparer Lens, ça risque de manquer d'automatismes car on n'aura pas joué depuis dix jours. C'est la question qu'on se pose, mais la réponse est vite trouvée. On a parlé des deux possibilités avec le staff, mais on est tous d'accord pour dire que le meilleur moyen de passer à Lens est de mettre contre Montpellier l'équipe qui risque de jouer à Lens. A part peut-être deux, trois joueurs.

Quel est votre objectif désormais en championnat ?
De finir le mieux possible, c'est une évidence. Il reste sept matchs. On ne va pas lâcher en championnat. Par rapport à la situation économique, on ne peut pas. Et puis, bon, on est quand même là pour gagner les matchs et finir du mieux possible.

La situation économique du club peut-elle parler aux joueurs ?
(Il sourit) Il faut leur demander. En tout cas, on est conscient de finir du mieux possible. Comme je vous l'ai dit l'année dernière : souvent quand on finit bien, on reprend bien. Et ça s'est confirmé puisqu'on avait fini cinquième et qu'on n'avait pas mal redémarré l'année d'après, puisqu'on était cinquièmes à la trêve. Il faut finir sur une bonne dynamique, c'est important pour l'année d'après.

La situation n'est quand même pas catastrophique?
L'année dernière, on n'avait pas plus de points. Et on n'avait plus la Coupe de France. On a encore deux challenges intéressants, c'est de faire le mieux possible en championnat et de se qualifier pour la Coupe.

« Il n'y a pas qu'un fautif »

Existe-t-il une recette pour trouver un second souffle sur la fin de saison ?
Non, il n'y a pas de recette. Disons qu'on est quand même libérés de la Coupe d'Europe, qui nous a coûté beaucoup d'énergie. Dans le jeu, c'est mieux au niveau du contenu, mais on n'arrive toujours pas à marquer. Et la finalité, c'est de marquer des buts pour gagner les matchs. Et même si on a récupéré de la fraîcheur, on a toujours ce problème-là devant. Il faudra le régler si on veut remonter au classement. Le problème quand on ne marque pas, c'est que dès qu'on prend un but, et même si on n'en prend qu'un, car on ne prend pas énormément de buts, c'est toujours un but de trop étant donné qu'on ne marque pas devant. Les deux buts qu'on prend contre Lorient et Marseille sont des buts facilement évitables.

Dans quel état d'esprit vous trouvez-vous par rapport à ce manque flagrant en attaque ?
Il faut rectifier le tir. De toute façon, moi, je cherche des solutions derrière et devant. Aujourd'hui, j'essaie des duos devant, derrière, dans l'axe et sur les côtés. Et souvent, quand on prend un but, c'est une série de trois ou quatre conneries qui s'enchaînent. Il n'y a pas qu'un fautif, il y en a plusieurs. Et ça, c'est plus difficile à régler.

Vous tentez tout, au point d'avoir même prévu de repasser contre Montpellier à un 4-4-2 traditionnel?
Cette semaine, j'ai mis en place une autre organisation : en 4-4-2. C'était la première organisation que j'avais mise en place quand je suis arrivé. Malheureusement, ça n'avait pas marché. On s'aperçoit que malgré des tentatives d'organisations différentes, on a toujours ce problème devant. Un nouveau joueur va frapper à la porte, mon boulot, c'est d'essayer de le mettre dans les meilleures conditions possibles. On peut aussi changer des placements de joueurs. Nous, on ne peut faire que ça. Le reste, ça se passe sur le terrain. Quand je mets Ludo (Obraniak) ou Jaro (Plasil) sur les côtés, je sais qu'ils ne vont pas déborder comme Nico (Maurice-Belay). On essaye tout. Des fois, ça marche, des fois, ça ne marche pas. L'idée, c'est de libérer les latéraux pour qu'ils dédoublent et puissent rentrer sur leur bon pied pour frapper. Ça a failli marcher à Marseille sur l'occasion de Cheick (Diabaté). Mais bon, on doit faire beaucoup mieux au niveau offensif.

« Si on était éliminés à Lens, on prendrait un coup sur la tête »

Ne payez-vous pas aussi un manque de prises de risque ?
Mais c'est évident. J'ai fait un montage d'une action sur le match à Marseille où on doit frapper trois fois. Il y a trois positions de frappe, notamment pour Greg (Sertic) et Jaro (Plasil) où on ne frappe pas. Pourtant, on ne peut pas dire qu'on ne fasse pas du jeu devant le but à l'entraînement. Ils savent qu'il faut frapper. Après, pourquoi ils ne le font pas, je ne sais pas. Un problème de confiance ? Oui, peut-être, mais il faut au moins essayer de frapper. Car si on ne frappe pas, on ne peut bien sûr pas marquer.

Vous attendez-vous à avoir des espaces face aux Montpelliérains ?
Ils doivent gagner chez nous pour recoller, oui. En plus, ils jouent maintenant avec Cabella, avec Belhanda devant la défense. Ils ont une équipe offensive. Est-ce que ça peut convenir ? Certainement oui. Mais ils ont avec Cabella et Belhanda deux joueurs qui peuvent faire la différence. Et sur les côtés, ça va vite. Camara marque des buts? C'est une équipe dangereuse.

Comment accueilleriez-vous une élimination à Lens ?
Si, par malheur, on était éliminés à Lens, la fin de championnat serait compliquée. Car on prendrait un coup derrière la tête, c'est une certitude. Donc on va tout faire pour passer.

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