France-Vers un programme de "déradicalisation" dans 27 prisons

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    PARIS, 15 juin (Reuters) - Le ministre de la Justice a 
annoncé mercredi la mise en place d'un programme de 
"déradicalisation" dans 27 établissements pénitentiaires jugés 
sensibles.  
    Ce programme, fondé sur différents ateliers et cours de 
désendoctrinement, devrait être opérationnel dans l'ensemble des 
prisons visées d'ici la fin de l'année, indique-t-on au 
ministère de la Justice.  
    Le rôle des prisons comme incubateur ou accélérateur de la 
radicalisation est décrit par de nombreux experts. 
    "Oui, nos prisons peuvent annoncer nos malheurs de demain", 
a déclaré Jean-Jacques Urvoas à l'Assemblée nationale, lors des 
questions au gouvernement.  
    Pour faire face à ce phénomène, Paris teste déjà depuis 
janvier le modèle "d'unités dédiées", où les détenus radicalisés 
sont regroupés.  
    Cinq structures de ce type accueillent à ce jour 66 
personnes, en région parisienne et à Lille, comme l'a récemment 
dit le ministre de la Justice devant une commission 
parlementaire.  
    Mais cette structure expérimentale divise, en France comme à 
l'étranger.  
    En juin dernier, le contrôleur général des lieux de 
privation de liberté, Adeline Hazan, s'y disait opposée, 
pointant notamment le risque de cohabitation de détenus aux 
degrés de radicalisation variés.  ID:nL8N0ZG0I0  
    Au sein de l'Union européenne, l'idée ne fait pas non plus 
l'unanimité. Les Britanniques sont très "réservés" tandis que 
les Italiens sont "plutôt réceptifs".  
    Début juin, Jean-Jacques Urvoas confiait ne pas être en 
mesure de dire s'il s'agissait d'une "bonne solution".  
    A ce stade, "la déradicalisation, c'est un mot, ce n'est pas 
une réalité", déclarait-il mercredi matin sur France Info.  
    Les prisons françaises abritent quelque 1.400 radicaux, dont 
300 qui ont "un lien avec le terrorisme", et 100 qui ont été 
condamnés, a précisé le ministre de la Justice à l'Assemblée.  
    Il a par ailleurs réitéré ses réserves sur la pratique 
actuelle du renseignement pénitentiaire. "Il faut faire beaucoup 
plus : en terme de doctrine, en terme d'outil, et surtout en 
matière de relation avec les autres services", a-t-il dit. 
    Devant la commission d'enquête parlementaire sur les moyens 
de lutte contre le terrorisme, début juin, Jean-Jacques Urvoas a 
estimé que tout restait à faire en la matière, et promis un 
outil efficace pour début 2017.  ID:nL8N18T5BQ  
 
 (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • danielk6 il y a 6 mois

    seul les camps de concentration doivent être la solution,et si cela ne suffit pas direction la Corée du nord.