France-Vers le déclenchement de caméras lors des contrôles

le
0
    PARIS, 10 février (Reuters) - Des décrets publiés le 1er 
mars prochain rendront obligatoire le déclenchement d'une caméra 
piéton portée par les policiers lors des contrôles d'identité, a 
déclaré vendredi Bruno Le Roux, après plusieurs nuits de tension 
en banlieue à la suite de l'interpellation violente d'un jeune 
homme à Aulnay-sous-Bois.  
    Le ministre de l'Intérieur s'est en revanche dit opposé à la 
mise en place d'un récépissé de contrôle d'identité, visant à 
lutter contre les contrôles dits "au faciès". 
    "Je ne suis pas prêt à ce qu'il y ait dans notre pays un 
fichier des personnes contrôlées dont je ne sais pas avec quoi, 
demain, il pourrait être couplé", a déclaré Bruno Le Roux sur 
Europe 1.  
    "Ce que j'annonce, c'est la décision qui a été prise par le 
gouvernement (...) de doter les policiers, ils le sont déjà, de 
caméras piétons", a-t-il ajouté.  
    "À partir du 1er mars, il y aura des décrets qui seront 
publiés pour que, quand il y a contrôle d'identité, le 
déclenchement de la caméra piéton soit obligatoire", a-t-il 
précisé.  
    Le ministre de l'Intérieur a indiqué que la nuit avait été 
"plus calme que la nuit précédente" autour d'Aulnay-sous-Bois 
(Seine-Saint-Denis), après des appels au calme de la famille du 
jeune Théo, dont l'interpellation violente a donné lieu à 
plusieurs nuits de tensions. 
    À la question "un risque d'embrasement des banlieues comme 
en 2005 est-il écarté?", le ministre a répondu : "Je l'espère, 
parce qu'il n'y a absolument aucun intérêt à cela". 
    "Il n'y aura pas de déséquilibre", a promis Bruno Le Roux. 
"Quand il y a une intervention qui aboutit à des faits aussi 
graves et aussi marquants que ceux qu'a subis le jeune Théo, la 
justice doit établir les responsabilités clairement, sans aucune 
forme de pression, et je vous assure qu'elle fait et qu'elle 
fera son travail", a-t-il ajouté.  
    Les quatre policiers présents au moment de l'arrestation du 
jeune homme ont été mis en examen dimanche, l'un pour viol, les 
trois autres pour violences volontaires.  
    Le chef de l'Etat, François Hollande, s'est rendu mardi au 
chevet de Théo à l'hôpital et a appelé à faire confiance à la 
justice. 
 
 (Chine Labbé) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant