France-Verdict le 28 mai dans le deuxième procès Bettencourt

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(Actualisé avec précisions) BORDEAUX, 25 mars (Reuters) - Le tribunal correctionnel de Bordeaux a mis mercredi sa décision en délibéré au 28 mai dans le procès de l'ancien ministre UMP Eric Woerth et de Patrice de Maistre, ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, poursuivis pour trafic d'influence. Les magistrats bordelais se prononceront dans ce dossier le même jour que dans le principal volet de l'affaire Bettencourt, celui des abus de faiblesse au détriment de l'héritière de L'Oréal OREP.PA dont le procès s'est achevé il y a un mois et dans lequel les deux hommes étaient au rang des prévenus. Le ministère public a aussi requis la relaxe pour les deux hommes dans le volet judiciaire de trafic d'influence. Patrice de Maistre est soupçonné d'avoir embauché en 2007 l'épouse d'Eric Woerth dans sa société Clymène chargée de la gestion des avoirs de Liliane Bettencourt, en échange de sa nomination au grade de Chevalier de la Légion d'honneur. Le procureur-adjoint Gérard Aldigé, qui avait déjà requis un non-lieu au terme de l'instruction sans être suivi par les juges, a estimé mardi dernier dans son réquisitoire que cette accusation était "totalement indéfendable". Les avocats des prévenus, qui plaidaient mercredi, lui ont emboîté le pas en ne voyant dans ce dossier aucun élément prouvant un "pacte de corruption" entre les deux hommes qui encourent une peine maximale de dix ans de prison. L'avocat d'Eric Woerth, Me Jean-Yves Le Borgne, a dénoncé une "construction imaginaire". Eric Woerth revenait cette semaine devant les mêmes juges qui avaient eu à connaître il y a un mois le principal volet de l'affaire Bettencourt concernant les abus de faiblesse dont aurait été victime Liliane Bettencourt, héritière de l'Oréal. Le parquet avait aussi requis la relaxe du trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, estimant que rien de tangible ne pouvait prouver que Patrice de Maistre lui avait remis des sommes d'argent en liquide venant de comptes en Suisse de Liliane Bettencourt pour la campagne de Nicolas Sarkozy. Pour Patrice de Maistre, le ministère public s'était montré convaincu de sa culpabilité, demandant une peine de 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis et une amende de 375.000 euros pour avoir bénéficié de libéralités de la part de la milliardaire à hauteur de plus de 8 millions d'euros. Il avait également requis la peine maximale de 3 ans de prison et 375.000 euros d'amende contre le photographe François-Marie Banier, poursuivi pour avoir bénéficié des largesses de Liliane Bettencourt à hauteur de plus de 400 millions d'euros. Les 8 et 9 juin, un autre volet de cette tentaculaire affaire viendra devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. La juge Isabelle Prévost-Desprez aura à répondre de violation du secret professionnel pour des fuites présumées sur l'affaire en direction de deux journalistes du Monde en septembre 2010. (Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)


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