France-Valls veut en finir avec l'Europe "tatillonne et triste"

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    PARIS, 26 juin (Reuters) - Le Premier ministre français a 
déclaré dimanche, trois jours après le vote britannique sur une 
sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, qu'il fallait en 
finir avec une Europe "tatillonne et triste" niant les Etats 
souverains. 
    Manuel Valls a mis en cause le mode de fonctionnement de 
l'UE lors d'un banquet républicain à Belleville-sur-Mer, en 
Seine-Maritime. 
    "Il faut mettre un terme à cette Europe tatillonne et 
triste. Trop souvent, elle est envahissante sur l'accessoire et 
désespérément absente sur l'essentiel", a-t-il déclaré, selon le 
texte de son discours diffusé par ses services. "Il faut rompre 
avec ce dogme du toujours plus d'Europe, d'une Europe toujours 
plus intégrée. L'Europe ne doit pas agir par principe mais à 
chaque fois que c'est utile et pertinent." 
    "Quand l'Europe est la solution, il ne faut pas hésiter. 
C'est ce que l'on a fait avec la supervision des activités des 
banques", a-t-il ajouté. "Mais quand l'Europe n'est pas le bon 
niveau de décision, alors elle doit s'effacer et laisser les 
Etats décider." 
    L'Europe ne peut pas être la disparition des Etats 
souverains, a insisté Manuel Valls, pour qui la voie à suivre 
est celle d'une fédération d'Etats-Nations, pas du fédéralisme.  
    "Ce débat a été tranché. Nous n'y reviendrons pas", a-t-il 
fait valoir. "Nous devons démontrer que l'Europe, ce n'est pas 
le renoncement aux souverainetés nationales mais leur exercice 
en commun, partout où l'efficacité le commande." 
    Dans une déclaration commune consultée par Reuters, les 
ministres des Affaires étrangères français et allemand, 
Jean-Marc Ayrault et Frank-Walter Steinmeier, proposent de 
concentrer les efforts communs sur les défis qui ne peuvent être 
relevés qu'au niveau européen et de laisser les échelons 
nationaux et régionaux se charger des autres enjeux. 
  
    Le chef de l'Etat français, François Hollande, va lundi à 
Berlin discuter avec la chancelière Angela Merkel des suites à 
donner au référendum britannique, avant un sommet européen mardi 
et mercredi à Bruxelles. 
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
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  • M1903733 il y a 9 mois

    C'est maintenant qu'il se rend compte de cette Europe de pacotille, alors c'est grace aux Anglais qui ont eu le courage de dire non.

  • oban07 il y a 9 mois

    à mourir de rire quand on voit toutes ses voltes faces dans son propre pays !...