France-Valls se pose en garant de "l'espoir" de la gauche pour 2017

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    * Le Premier ministre répond à "l'abattement" du PS 
    * Il rappelle à Hollande le "secret" des échanges, tance 
Royal 
    * Il défend le bilan du quinquennat et attaque la droite 
 
    par Elizabeth Pineau 
    PARIS, 26 octobre (Reuters) - Manuel Valls s'est posé 
mercredi en garant de "l'espoir" et de la "fierté" de la gauche, 
refusant "l'abattement" de ses troupes à l'approche de 
l'élection présidentielle de 2017, à laquelle la participation 
de François Hollande semble compromise.    
    Le Premier ministre, qui a refusé de dire que François 
Hollande était le candidat naturel pour 2017, a porté au micro 
de France Inter un "autre message", invitant son camp à être 
fier du travail accompli et à résister aux projets de la droite 
et de l'extrême droite, désormais "aux portes du pouvoir."       
    S'il s'est gardé de blâmer François Hollande, au plus bas 
dans les sondages d'opinion et très critiqué au PS, Manuel Valls 
a tout de même estimé que l'exercice du pouvoir impliquait le 
secret des échanges au sein de l'exécutif. Une référence aux 
confessions du chef de l'Etat à deux journalistes qui ont 
provoqué une crise politique au point de faire douter de sa 
capacité à briguer un second mandat.   
    Le chef du gouvernement a aussi tancé Ségolène Royal, 
ex-compagne du président devenue ministre de l'Environnement, 
accusée "d'affaiblir l'autorité de l'Etat" en contredisant 
publiquement la décision du gouvernement de construire un 
aéroport controversé à Notre-Dame-des-Landes.  L8N1CW20T  
    Désigné par le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe 
Cambadélis, comme un représentant possible de la gauche à 
l'élection présidentielle, Manuel Valls s'est adressé à une 
majorité hantée par "la résignation, une forme de désespoir, 
d'accablement et même parfois de honte". 
     
    "JE VEUX PORTER UN AUTRE MESSAGE" 
    Le Premier ministre a défendu le bilan de l'exécutif. 
    "Moi je veux porter un autre message (...) un message de 
fierté sur l'action qui est la nôtre depuis 2012", a-t-il dit, 
citant notamment l'amorce de baisse du chômage en 
2016  et l'évacuation du camp de Calais, le plus 
grand bidonville de France, menée depuis lundi dans le calme. 
  
    Calais, "c'est un beau visage de la France. Voilà une 
opération humanitaire qui est menée en tenant compte d'hommes et 
de femmes qui fuient la guerre, qui demandent l'asile et qui est 
menée aussi avec fermeté", a dit l'ex-ministre de l'Intérieur.  
    Le chef de la majorité a aussi débattu à distance avec une 
droite en pleine préparation de sa primaire prévue fin novembre. 
    "Les Français vont juger le bilan, ils vont aussi pouvoir 
comparer", a dit Manuel Valls, "convaincu, contre tous les 
pronostics, que nous pouvons représenter demain un espoir." 
    Face à une opposition en passe de "mettre à mal l'Etat 
républicain, nos services, notre modèle social, mettre à mal ce 
qui est le fondement même de la France, de la République, je 
suis convaincu que les Français le refuseront", a-t-il martelé. 
    Un discours aux accents de campagne électorale où certains 
le verraient bien jouer un premier rôle, alors que l'action de 
François Hollande ne recueille que 4% de satisfaits, selon un 
sondage d'Ipsos-Sopra Steria et du Centre de recherches 
politiques de Sciences Po (Cevipof) publié mardi par Le Monde. 
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 
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  • Pathor il y a un mois

    "espoir de la gauche"...c'est à mourir de rire.

  • M8838409 il y a un mois

    Ouais te fatigue pas trop quand même el blancos tu finiras comme Baudruche 1er dans les poubelles de l'histoire.