France-Valls promet des fonds après l'accord sur les intermittents

le , mis à jour à 14:51
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    * Un accord conclu avant la reprise des négociations Unedic 
    * Impact bien inférieur au cadrage initial 
    * L'Etat apportera 90 millions à un fonds pour l'emploi 
 
 (Actualisé avec Valls) 
    PARIS, 28 avril (Reuters) - Manuel Valls a annoncé jeudi une 
dotation annuelle de 90 millions d'euros par l'Etat pour le 
futur fonds de soutien à l'emploi dans le spectacle après la 
conclusion d'un projet d'accord entre le patronat et les 
syndicats du secteur sur le régime d'assurance chômage des 
intermittents. 
    Dans un communiqué, le Premier ministre s'est félicité de 
cet accord conclu juste avant la reprise des négociations sur 
l'Unedic   qui devra être validé à l'échelon 
interprofessionnel par les partenaires sociaux gestionnaires du 
régime général de l'assurance chômage des salariés du privé. 
    Il prévoit notamment une hausse de 1% des cotisations 
patronales et une extension à 12 mois, contre 10 jusqu'ici, de 
la durée nécessaire pour valider les droits à indemnisation, en 
échange d'efforts pour les salariés du secteur. 
    La CGT Spectacle, premier syndicat du secteur, a annoncé 
dans un communiqué son intention de signer cet accord intervenu 
après dix heures de négociations. 
    Son secrétaire général, Denis Gravouil, a chiffré à au moins 
80 millions d'euros son impact sur les comptes de l'assurance 
chômage, bien loin des 185 millions prévus dans le document de 
cadrage sur lequel s'étaient accordés le 24 mars au niveau 
interprofessionnel Medef, CGPME et Union professionnelle 
artisanale côté patronal, CFDT, CFTC et CFE-CGC côté syndical. 
    Ce même document prévoyait de ramener les économies 
nécessaires pour le régime des intermittents à au moins 105 
millions d'euros par an si l'Etat acceptait de mettre la main à 
la poche pour un complément de 80 millions d'euros. 
     
    LA CGT MAINTIENT LA PRESSION 
    Dans son communiqué, Manuel Valls se contente d'indiquer 
que, comme la loi le prévoit, il revient maintenant à un comité 
d'experts de procéder "au chiffrage précis" de l'impact 
financier de l'accord pour en informer les négociateurs de la 
convention d'assurance chômage. 
     Mais il rappelle que le gouvernement s'était engagé à ce 
que la mise en place de nouvelles règles d'indemnisation chômage 
pour les artistes et les techniciens s'accompagne d'un fonds de 
soutien à l'emploi dans le secteur du spectacle. 
    Ce fonds "va désormais être mis en oeuvre" et sera financé 
par l'Etat à hauteur de 90 millions d'euros par an, a-t-il dit. 
    Cette somme correspond à un versement annuel de l'Etat à 
l'Unedic aux termes de la précédente convention de 2014 et sera 
financée en partie par un dégel de 50 millions d'euros de 
crédits du ministère de la Culture déjà annoncé.     
    Sur LCI, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez 
s'est félicité de l'issue des négociations menées sous la 
pression des intermittents, qui ont occupé ces derniers jours 
des lieux symboliques comme le théâtre de l'Odéon et la Comédie 
française à Paris ainsi que plusieurs salles en province. 
    "Quand les salariés se mobilisent, on peut obtenir des 
choses et c'est le message qu'il faut passer aujourd'hui à 
l'ensemble des salariés puisque c'est une nouvelle journée de 
mobilisation pour le retrait de la loi travail", a-t-il dit. 
    Dans un communiqué, la CGT Spectacle annonce son intention 
de ne pas relâcher la pression. "Nous n'avons pas tout obtenu 
mais l'accord est équilibré. La lutte continue pour le faire 
valoir, contre le cadrage Medef du 24 mars. Nous refusons 
notamment le financement par l'Etat du régime des 
intermittents", a indiqué le syndicat 
 
 (Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • ltondu il y a 7 mois

    Et hop ! Un peu plus de poussière sous le tapis...

  • M898407 il y a 7 mois

    Quelle autorité ce Valls ! Et encore des millions pour des braillards irresponsables et paresseux que la CGT aimerait bien rallier à sa cause car ils ont le même profil que ses adhérents.....

  • jean.e1 il y a 7 mois

    et si on supprimait tous cela

  • nono67 il y a 7 mois

    ca y est , valls fait comme bere en 1993 . Tout ceux qui reclament des sous obtiennent satisfaction . Comme cela on limite les dégâts aux élections et on laisse une déficit caché au suivant

  • milano12 il y a 7 mois

    la dette enorme qu on va avoir en 2017 ça fait peur

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