France-Valls prend acte du retour annoncé de Sarkozy

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PARIS, 16 septembre (Reuters) - Manuel Valls a pris acte mardi, sans le nommer, du retour en politique annoncé de Nicolas Sarkozy et en a fait de facto son principal rival dans son discours de politique générale. Le Premier ministre, qui demandait la confiance à l'Assemblée nationale pour la deuxième fois en cinq mois, s'est dit attaché au modèle de société français mais également soucieux de procéder aux réformes nécessaires à sa survie. "Au fond, la seule question qui doit nous occuper, c'est mener les réformes indispensables, avec courage, mais sans remettre en cause notre modèle social", a-t-il dit. "Ce modèle, il faut l'adapter, le réinventer mais il n'a pas vécu, il n'est pas dépassé", a-t-il ajouté. "Ce débat doit s'ouvrir pleinement devant les Français, y compris avec un ancien président de la République." Manuel Valls faisait clairement allusion à Nicolas Sarkozy, qui s'apprête, selon ses fidèles, à briguer la présidence de l'UMP dans la perspective d'une candidature à l'élection présidentielle de 2017, revanche de celle perdue en 2012 contre le socialiste François Hollande. Le Premier ministre, qui fait figure de candidat de substitution du PS si l'actuel chef de l'Etat renonce à se représenter dans deux ans et demi, a de nouveau assuré qu'il entendait gouverner "dans la durée" - rejetant implicitement toute idée de démission prématurée. Il a anticipé sur les débats qui ne manqueront pas d'animer la vie politique française à l'approche de 2017. Il a ainsi sommé la droite et, en filigrane, Nicolas Sarkozy, de clarifier leur vision du modèle de société français. "J'entends les diverses propositions alternatives de l'opposition, notamment celles réclamant 100 ou 150 milliards d'euros de coupes budgétaires", a-t-il lancé. "Mais il faut dire la vérité aux Français et leur expliquer à quel prix et pour quels sacrifices", a ajouté le Premier ministre. "Ces choix, la majorité et le gouvernement les refusent et les refuseront." (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • knbskin le mardi 16 sept 2014 à 17:41

    En gros, comptez sur moi pour ne rien changer ... Il y a un certain Gorbatchev qui a tenté ça il y a trente ans : il est clair que ça ne marche pas ... :D

  • frk987 le mardi 16 sept 2014 à 17:31

    Manolo, que tu le veuilles ou non, ces 200 Mds d'économie faudra les faire, de gré ou de force. Alors autant que ce soit de plein gré...avant la mise sous tutelle du pays par le FMI et la BCE.