France-Valls, possible recours d'un PS qui craint le pire

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    * Le Premier ministre se tient prêt en attendant Hollande 
    * "Le pays attend une force, et j'ai cette force", dit-il 
    * Il parle à la gauche, monte dans les sondages 
    * Le PS cherche une solution pour éviter le désastre en 2017 
 
    par Elizabeth Pineau 
    PARIS, 15 novembre (Reuters) - L'hypothèse d'une candidature 
de Manuel Valls à l'élection présidentielle fait son chemin dans 
les esprits, à commencer par celui du Premier ministre, qui 
donne des signaux à une gauche en plein doute sur la manière 
d'aborder l'élection à venir.  
    Les "Rubik's cubes pour trouver la bonne combinaison" - 
selon l'expression d'une élue socialiste -, tournent au sein du 
parti majoritaire, où certains veulent contrer François 
Hollande, très affaibli mais qui cherche visiblement à se 
relancer malgré tout dans la course.   
    "Il y a ceux qui cherchent une solution et ceux qui 
cherchent à empêcher. Les premiers sont beaucoup plus nombreux", 
veut-t-elle croire. 
    En attendant la décision du président, prévue en décembre, 
des solutions de substitution naissent, y compris en dehors du 
Parti socialiste avec la candidature de l'ancien ministre 
Emmanuel Macron, annoncée pour mercredi.  
    Le chef du gouvernement, lui aussi, se tient prêt.       
    "Le pays attend une force, et j'ai cette force", 
déclarait-il lundi à Bapaume, dans le Pas-de-Calais. 
    Manuel Valls a multiplié ce type d'allusions ces dernières 
semaines, qui l'ont vu entamer une remontée dans les sondages, 
en terme de satisfaction mais aussi sur ses chances à la 
primaire de la gauche de fin janvier, qu'il remporterait en cas 
de duel avec l'ex-ministre Arnaud Montebourg.   
    Loyal envers François Hollande depuis son arrivée à 
Matignon, il a pris ses distances depuis la publication du livre 
controversé de confidences "Un président ne devrait pas dire 
ça...", qui a accentué le doute quant aux chances du chef de 
l'Etat d'être en mesure de représenter son camp en 2017.  
    Reprenant le bâton de chef de la majorité, Manuel Valls 
s'est posé en "garant" de l'espoir à gauche, qu'il appelle 
régulièrement à s'unir sous peine d'être "pulvérisée".   
    Celui qui n'a jamais caché son désir d'accéder un jour à 
l'Elysée mais dont le profil "droitier" est loin de faire 
l'unanimité au PS soigne aussi sa stature présidentielle en 
abordant des thèmes majeurs comme le terrorisme et l'Europe.   
     
    "SE POSER LES BONNES QUESTIONS" 
    Des sujets abordés dans sa tribune publiée ce week-end dans 
la presse européenne et dans un entretien accordé à la BBC. 
  Jeudi, il participera à Berlin à une conférence 
organisée par le journal allemand Süddeutsche Zeitung. 
    Si Manuel Valls refuse de pousser trop loin ses pions en 
attendant François Hollande, ses proches se chargent de passer 
le message sur sa capacité de livrer bataille dès 2017.  
    "Manuel Valls est extrêmement déterminé", assurait mardi 
devant la presse le député Malek Boutih en marge de la réunion 
hebdomadaire du groupe PS à l'Assemblée nationale. "On a une 
gauche qui est l'arme au pied, qui regarde ses chaussures et qui 
attend un leader pour se battre." 
    Ce soutien du locataire de Matignon place toutefois la balle 
dans le camp de François Hollande.  
    "Ce n'est pas au Premier ministre aujourd'hui de franchir 
cette ligne, c'est à François Hollande d'assumer jusqu'au bout 
sa responsabilité", a-t-il expliqué. "Et sa responsabilité, ce 
n'est pas de se sauver lui, c'est de sauver la gauche. Peut-être 
que cette semaine il aura la bonne idée, quel que soit son 
bilan, de laisser la place à une nouvelle génération".  
    Alors que la gauche est menacée d'être absente du second 
tour de l'élection présidentielle, le député Hugues Fourage 
invite le parti à "se poser les bonnes questions".  
    "Aujourd'hui, il n'y a pas de candidat naturel", a-t-il 
estimé. "Manuel Valls peut être le candidat du rassemblement 
parce qu'on voit bien que les militants du PS sont partants pour 
lui, ça montre aussi qu'il peut y avoir une dynamique." 
    Soutien de François Hollande, son collègue Olivier Faure 
préfère inviter "tout le monde à rester calme" et à respecter le 
calendrier de la primaire PS, pour laquelle des candidats 
peuvent s'inscrire jusqu'au 15 décembre.   
    "Jusqu'à cette date, chacun est invité à réfléchir", dit-il. 
 "Aujourd'hui personne n'est en capacité de dire : 'avec moi, ce 
serait tellement différent'. Il n'y a pas de sauveur suprême." 
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 
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  • a.stmarc il y a 3 semaines

    trop agité , comme sarko ! marre !

  • M1084720 il y a 3 semaines

    Monsieur VALLS s'est souvent montré très énervé et me parait disqualifié, les autres trainent tous des casseroles, le Messie ne peut venir que de l'étranger, et si on tirait au sort un migrant? Après tout, on nous explique que s'y trouvent nos futurs champions olympiques et prix Nobel, pourquoi pas un Président de la République?

  • M7403983 il y a 3 semaines

    "Il n'y a pas de sauveur suprême." ... Mr Valls devrait savoir qu'il y a eu une politique de redistribution sociale inconsidérée en ce pays, annihilant tout développement créateur de richesses . Ah, ces sacrées œillères de redistribution de richesses (même non produites) à tout crin !!!!

  • xk8r il y a 3 semaines

    Baltringue