France-Valls ne demande pas de sanctions contre les frondeurs du PS

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    PARIS, 17 mai (Reuters) - Manuel Valls a déclaré mardi qu'il 
ne demandait pas de sanction contre les 26 députés socialistes 
"frondeurs" qui ont tenté de déposer une motion de censure 
contre le gouvernement, estimant que c'est au Parti socialiste 
d'en décider. 
    "Je ne demande pas de sanction. Ce n'est pas le sujet. Le 
parti jugera ce qu'il est bon de faire", a déclaré le Premier 
ministre lors de la réunion à huis clos du groupe PS de 
l'Assemblée, selon des participants. 
    Il a ajouté que c'était "l'éthique de responsabilité de 
chacun qui compte", a-t-on appris de même source. 
    "Je ne veux pas que l'attitude de certains d'entre vous 
efface notre bilan", a-t-il poursuivi avant de rappeler 
plusieurs mesures "de gauche" prises par son gouvernement comme 
la garantie jeunes ou bien encore la revalorisation du RSA. 
    A sa sortie de la réunion, il a confirmé devant la presse 
qu'il ne souhaitait pas se concentrer sur ce dossier. 
    "Je ne veux pas m'occuper de ceux qui aujourd'hui veulent 
bloquer ou représentent une minorité de blocage ou veulent mêler 
leurs voix avec celles de la droite, moi ce qui m'intéresse, 
c'est le pays, c'est la France, ce sont les Français et l'action 
que nous menons", a déclaré Manuel Valls. 
    Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a 
annoncé jeudi dernier qu'il avait saisi la Haute autorité 
éthique du PS à propos des 26 "frondeurs" qui avaient signé une 
motion de censure de gauche contre le gouvernement après que ce 
dernier eut utilisé la procédure du 49-3 pour faire voter le 
projet de loi sur la réforme du Code du travail. 
    Il faut 58 signatures de députés pour pouvoir déposer une 
motion de censure. Il a manqué deux voix pour que des élus de la 
gauche de gauche -Front de gauche, quelques écologistes, des 
divers gauche et des "frondeurs" PS- y parviennent. 
    Celle déposée par les groupes Les Républicains (LR) et l'UDI 
(centre) a été rejetée, ce qui a entraîné l'adoption, en 
première lecture, du projet de loi Travail. 
 
 (Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 
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