France-Valls menace d'interdire des manifestations à Paris

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    * Le service d'ordre de la CGT montré du doigt par Valls 
    * Le Premier ministre à l'hôpital Necker vandalisé 
    * Le numéro un de la CGT voit la ministre du Travail 
vendredi 
 
 (Avec déclarations complémentaires, contexte) 
    PARIS, 15 juin (Reuters) - Manuel Valls a menacé mercredi 
d'interdire des manifestations à Paris après les violents 
incidents qui ont marqué celle de la veille contre la Loi 
Travail, et il a mis directement en cause la CGT, accusée 
d'"ambiguïté" envers les fauteurs de troubles. 
    Des casseurs ont sévi tout au long du cortège de mardi et 
ont notamment brisé des baies vitrées de l'hôpital pour enfants 
Necker, où est hospitalisé le garçonnet d'un couple de policiers 
assassinés lundi soir par un djihadiste présumé.   
    Interrogé sur France Inter, le Premier ministre a accusé le 
service d'ordre de la CGT d'avoir eu une "attitude ambiguë" à 
l'égard de ces casseurs au nombre, selon lui, de 700 à 800. 
    "Quand on n'est pas capable d'organiser une manifestation 
(...) alors on n'organise pas ce type de manifestation qui peut 
dégénérer", a déclaré Manuel Valls. 
    "Ces manifestations ne peuvent plus durer ainsi et moi j'en 
appelle à la responsabilité d'un syndicat, la CGT, qui hier, à 
l'évidence, était débordé", a-t-il ajouté. "Je demande à la CGT 
de ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris. Au cas 
par cas (...) nous prendrons, nous, nos responsabilités." 
    Plus tard, lors d'une visite à l'hôpital Necker, où il est 
allé constater les dégâts et apporter son soutien aux équipes 
médicales, il a laissé entendre qu'il pourrait interdire des 
manifestations à Paris s'il y avait un risque de violences. 
    Chaque demande de manifestation sera examinée "très 
attentivement" par le gouvernement et la préfecture de police, 
a-t-il dit. "Si ces manifestations font craindre de nouveau 
(...) qu'elles se terminent comme celle d'hier, alors nous 
serons amenés à prendre nos responsabilités." 
    En début de matinée, le ministre de la Justice, Jean-Jacques 
Urvoas, avait pour sa part estimé sur France Info que "le pire 
serait que le gouvernement prenne une décision d'interdiction 
d'une manifestation organisée par la CGT." 
     
    LA LOI TRAVAIL NE BOUGERA PAS 
    Le Premier ministre a fait valoir que c'était la première 
fois que des casseurs s'en prenaient en France à un hôpital.  
    "Ce qui s'est passé ici est intolérable et doit sonner comme 
un signal d'alarme pour chacun", a dit Manuel Valls. 
    La manifestation parisienne de mardi, à l'appel de la CGT, 
de Force ouvrière et de cinq autres syndicats et organisations 
de jeunesse, a rassemblé 75.000 à 80.000 personnes, selon les 
chiffres de la préfecture de police. 
    Selon la préfecture, un millier de personnes cagoulées 
appartenant à la "mouvance contestataire radicale" s'en sont 
pris à coups de projectiles aux forces de l'ordre, ont commis 
d'importantes dégradations en marge de la manifestation et 
incendié trois véhicules en fin de soirée. 
    Elle a fait état de 58 interpellations (73 selon Manuel 
Valls) et de 24 policiers et 17 manifestants blessés. 
    L'intersyndicale organisatrice de cette manifestation a 
d'ores et déjà appelé à deux autres journées de mobilisation 
contre le projet de loi Travail, les 23 et 28 juin. 
    Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a 
rendez-vous vendredi matin avec la ministre du Travail, Myriam 
El Khomri. Mais Manuel Valls a réaffirmé mercredi qu'il n'était 
pas question de modifier le texte. 
    "Chacun doit savoir que le gouvernement ne changera pas un 
texte qui est déjà le résultat d'un compromis avec les syndicats 
réformistes", a-t-il dit. Les principaux articles, dont la CGT 
demande le retrait, "ne peuvent pas bouger et seront adoptés". 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M898407 il y a 6 mois

    Des annonces, des annonces, mais toujours aucun acte concret, comme d'hab....

  • axfapi il y a 6 mois

    toujours des paroles ce que les Français attendent ce sont des actes monsieur le beau parleur.Ce qui est étonnant c'est de voir tous ces socialos qui fustigent la CGT alors que si ces manifestations se passaient sous un régime de droite , les dirigeants socialos seraient du coté de la CGT et en tête des cortèges des manifestant FAUX C.L

  • kurki il y a 6 mois

    Ne menace pas, Manuel, fais-le !

  • M1461628 il y a 6 mois

    Les casseurs en prison et les manifestations interdites ça suffit maintenant

  • mo.conta il y a 6 mois

    enfin:mais ce n'est qu'une intention;à quand les actes