France-Valls lance le chantier d'une usine chinoise en Meuse

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    par Gilbert Reilhac 
    ISSONCOURT, Meuse, 21 mars (Reuters) - Manuel Valls a 
participé lundi dans la Meuse à la pose symbolique de la 
première pierre de l'usine du groupe chinois Inesa  600602.SS , 
qui assemblera des diodes électroluminescentes (Led) pour le 
marché européen et prévoit de créer 200 emplois. 
    Le Premier ministre s'est félicité à cette occasion de 
l'attractivité de la France pour les investissements étrangers 
tout en soulignant la nécessité de la renforcer. 
    "La France est une grande puissance industrielle () mais 
soyons aussi lucides : la France souffre encore d'un déficit 
d'image", a-t-il dit à la veille de la quatrième réunion à 
l'Elysée du Conseil stratégique de l'attractivité. 
    "On voit souvent la France comme un pays qui serait plombé 
par une fiscalité trop lourde, par un coût du travail trop 
élevé, par trop de lourdeurs et trop de rigidité", a-t-il 
poursuivi en défendant notamment la réforme contestée du Code du 
travail. 
    L'investissement de 100 millions d'euros décidé par Inesa, 
sa première implantation industrielle hors de Chine, est aussi  
le plus important projet industriel d'une entreprise chinoise en 
France. 
    L'entreprise contrôlée par la municipalité de Shanghai se 
présente comme un groupe diversifié de 150 sociétés employant 
17.000 personnes et réalisant un chiffre d'affaires de neuf 
milliards d'euros. 
    La future usine, dont la superficie de 60.000 m2 intégrera 
un centre de recherche et développement, sera le premier 
bâtiment à sortir de terre, d'ici la fin 2017, dans les champs 
qui entourent la gare de Meuse TGV. Sa production sera destinée 
au marché européen et à une partie du marché africain. 
    Le groupe chinois explique son choix d'une implantation en 
France pour produire ses systèmes d'éclairage basse consommation 
par sa volonté de bénéficier des politiques européennes en 
matière d'économies d'énergie tout en échappant aux droits de 
douane imposés aux importations. 
    Pour se développer sur le marché français, Inesa a prévu un 
budget de trois milliards d'euros pour doter une vingtaine de 
collectivités françaises de ses produits en remplacement de 
leurs systèmes classiques d'éclairage. 
    L'opération ne relève pas du mécénat mais d'une forme de 
crédit-bail, les collectivités remboursant l'industriel sur sept 
à huit ans grâce aux économies de 50 à 60% engendrées par la 
moindre consommation des Leds. 
 
 (Edité par Sophie Louet) 
 
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