France-Valls interpelle FO et la CGT sur les violences

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    * Grève à la SNCF, dans l'aérien, blocages routiers 
    * Valls s'interroge sur la "pertinence" des manifestations 
    * Face aux violences, il appelle les syndicats à la 
responsabilité 
    * Les services d'ordre de FO et CGT sur le pied de guerre 
 
    PARIS, 19 mai (Reuters) - Manuel Valls s'est interrogé jeudi 
sur la "pertinence" des manifestations contre la réforme du Code 
du travail, au lendemain de violences sans lien avec la 
contestation syndicale, alors que la CGT et FO estiment que "le 
match n'est pas fini" malgré la faiblesse des dernières 
mobilisations. 
    Une nouvelle journée d'action -- manifestations, grèves, 
blocages, barrages... -- est prévue ce jeudi en France contre la 
loi El Khomri, adoptée sans vote la semaine dernière à 
l'Assemblée en première lecture après le recours par le 
gouvernement à l'article 49.3 de la Constitution. 
    La circulation des trains, déjà entravée mercredi par une 
grève à la SNCF, et des avions au départ de l'aéroport d'Orly, 
près de Paris, était perturbée. 
    En moyenne, 50% des liaisons TER et 40% des Intercités 
devaient être assurées, ainsi que deux TGV sur trois. En 
Ile-de-France, trois RER sur quatre et six Transilien sur dix 
devaient circuler. Dans l'aérien, 15% des vols sont annulés au 
départ d'Orly, selon la Direction générale de l'aviation civile 
(DGAC). 
    Les routiers ont de nouveau mené des blocages en province, 
notamment des barrages filtrants dans la zone de Fos-sur-Mer et 
de Lavéra (Bouches-du-Rhône). En Gironde, une soixantaine de 
routiers bloquaient l'accès à la plate-forme logistique de 
Cdiscount (Groupe Casino), à Cestas. 
    "Nous ne pouvons tolérer ces barrages", a dit Manuel Valls 
qui a accusé la CGT et FO d'"attiser les inquiétudes" avec des 
"contre-vérités" sur la rémunération des heures supplémentaires. 
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    "ESSOUFFLEMENT" 
    "Ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement dit rester 
droit dans ses bottes. Ça peut changer. Le match n'est pas 
fini", a répliqué sur France Inter le secrétaire général de 
Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, qui continue de réclamer 
avec son homologue de la CGT le retrait de la réforme. 
    "Il faut que cette colère soit entendue par le président de 
la République qui a une posture de fermeté. Il faut absolument 
que les salariés continuent à protester", a dit Philippe 
Martinez sur RFI. "La structure du texte reste inacceptable. Il 
faut reprendre à zéro", a-t-il ajouté. 
    Le Premier ministre, Manuel Valls, a souligné 
"l'essoufflement" des manifestations et appelé les syndicats à 
"prendre leurs responsabilités" dans un climat de tension et de 
violences aigu, en raison de l'infiltration systématique, 
désormais, de "casseurs" dans les cortèges. 
    "Je ne vois pas quel est véritablement le but aujourd'hui" 
des manifestations, a-t-il dit. 
    Alors que des auditeurs le pressaient de prononcer 
l'interdiction des manifestations, il a répondu : "Ça ne peut 
pas être mon rôle, manifester est un droit constitutionnel". 
    "Je ne confonds pas ceux qui manifestent avec les casseurs", 
mais "je pense qu'il faut aujourd'hui que les syndicats (...) 
prennent leurs responsabilités", a-t-il poursuivi. 
    "Si à chaque manifestation il y a aujourd'hui des casseurs, 
on doit s'interroger sur la pertinence d'un certain nombre de 
ces manifestations", a-t-il dit après avoir évoqué l'agression 
de policiers mercredi à Paris en marge d'une manifestation de 
membres des forces de l'ordre contre la "haine anti-flic". 
     
    VALLS EN APPELLE AUX SERVICES D'ORDRE SYNDICAUX 
    Le Premier ministre a promis des "sanctions implacables" 
envers les contre-manifestants qui ont incendié une voiture de 
police et tenté de molester des fonctionnaires.   
    Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, quatre 
hommes, dont trois avaient fait l'objet d'une interdiction de 
manifester, ont été interpellés et placés en garde à vue. Cette 
interdiction a été cassée par la justice administrative. 
    "Des listes de noms vont être de nouveau décidées pour 
empêcher encore une fois un certain nombre d'individus de se 
rendre à des manifestations", a dit Manuel Valls en espérant que 
la justice administrative confirme "cette fois-ci" la mesure. 
    A Rennes, la police a interpellé jeudi matin 19 personnes au 
visage recouvert de cagoules dans plusieurs stations de métro de 
Rennes alors qu'ils tentaient de dégrader des systèmes 
permettant aux rames automatiques de circuler.   
    A Nantes, la préfecture de police a décidé dès mercredi 
d'interdire la manifestation de jeudi après de nombreux épisodes 
de violence lors des défilés contre la loi Travail. 
    Manuel Valls a souhaité que les services d'ordre des 
syndicats, qui ont créé la polémique en s'armant de battes ou de 
manches de pioche lors des récents rassemblements, prennent, 
"avec le soutien de la police, toutes les mesures pour empêcher 
ces casseurs de se mêler à la foule des manifestants". 
    Philippe Martinez et Jean-Claude Mailly ont dit leur 
inquiétude face aux violences et interpellé l'Etat. 
    "Le service d'ordre prendra ses responsabilités", a dit le 
dirigeant de la CGT. "En même temps, on voit bien du côté des 
forces de l'ordre des choses qui ne vont pas. Le gouvernement 
doit prendre ses responsabilités. C'est en marge des cortèges 
qu'il y a des problèmes." 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 

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  • dotcom1 il y a 7 mois

    C'est plié, Martinez a perdu