France-Valls favorable à un revenu universel

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    BORDEAUX, 27 octobre (Reuters) - Le Premier ministre Manuel 
Valls s'est prononcé jeudi à Bordeaux pour la mise en place 
d'une protection sociale universelle et continue dont le revenu 
universel serait un "pilier". 
    "Les risques de la vie ne sont plus les mêmes : 
multiplication des emplois à temps partiel, contrats courts, 
épisodes de chômage, dans une économie qui ne connaîtra plus les 
taux de croissance du passé", a-t-il déclaré dans un discours 
consacré à une expérience de revenu universel lancée par le 
Conseil départemental. 
    Il faut selon lui aller vers le revenu universel "d'abord 
parce que 35% des bénéficiaires potentiels du RSA n'en font pas 
la demande en raison d'un système complexe", mais aussi "parce 
que les moins de 25 ans n'ont pas accès aux minima sociaux". 
    Manuel Valls a ajouté plus de 18% des jeunes vivaient sous 
le seuil de pauvreté et qu'on ne pouvait pas "persister à leur 
refuser l'accès à ces minima".  
    Il avait dit en avril dernier souhaiter une réforme complète 
des minima sociaux pour créer un revenu minimum pour les 
personnes précaires dès 18 ans.   
    Une mission d'information du Sénat a proposé au début du 
mois qu'un revenu de base ou revenu universel soit expérimenté 
dans des territoires volontaires selon différentes modalités. 
     Le Conseil départemental de la Gironde présidé par le 
socialiste Jean-Luc Gleyze a pris de l'avance en lançant dès la 
fin du mois de septembre une simulation en partenariat avec la 
Fondation Jean-Jaurès, l'Institut des politiques publiques et le 
Centre pour la recherche économique et ses applications.  
    Pour Jean-Luc Gleyze, "le plein emploi est inatteignable" et 
nous sommes "à la fin d'un modèle".    
     Cette étude repose sur plusieurs hypothèses en faisant 
varier différents paramètres tel que le revenu, le niveau de 
conditionnalité et les catégories de publics. 
     Quatre scénarios sont à l'étude : un revenu qui comprend la 
fusion des allocations RSA et logement, un revenu comprenant la 
fusion de dix allocations, un revenu de 750 euros pour tous sans 
condition et un autre de 1.000 euros.  
    Cette simulation se conclura par des préconisations 
politiques, réglementaires, financières en janvier 2017.  
    Elle va permettre de recenser des données notamment sur la 
nouvelle répartition des richesses entre populations et 
territoires après les transferts de revenus, ainsi que les 
adaptations du système institutionnel, les effets sur les 
trajectoires des bénéficiaires, les mutations du travail social 
et du développement social. 
 
 (Claude Canellas, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M8587219 il y a un mois

    Ce revenu universel devrait s'appliquer à tous les politiques qui exercent leur mission, bien entendu, seulement dans l'intérêt de notre (grande) nation!!

  • masson33 il y a un mois

    Si l'on taxe vraiment les plus riches à l'Isf, qu'on impose enfin reellement les sportifs de haut niveau et que l'Etat parvienne à mieux gérer les finances publique....et qu'on impose enfin les qataris et autres petroleux sur leur patrimoine français et leurs plus-values immobilières...ça doit pouvoir être réalisable...