France-Valls et Royal divergent sur Notre-Dame-des-Landes

le , mis à jour à 18:17
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    * Les experts jugent le projet d'aéroport "surdimensionné" 
    * Royal estime qu'il faut désormais trouver un consensus 
    * Valls juge que le rapport valide le projet d'aéroport 
 
 (Actualisé avec Valls) 
    PARIS, 5 avril (Reuters) - Forte d'un rapport qui qualifie 
de "surdimensionné" le projet d'aéroport de 
Notre-Dame-Des-Landes, Ségolène Royal a estimé mardi qu'il 
fallait le revoir et n'a pas exclu que le référendum prévu sur 
ce dossier soit annulé si un compromis est trouvé. 
    Mais le Premier ministre Manuel Valls a immédiatement estimé 
que ce rapport "valide la pertinence" du projet et confirmé la 
tenue du référendum en juin prochain. 
    Dans le rapport publié mardi, trois inspecteurs généraux des 
ponts, des eaux et des forêts missionnés au début de l'année par 
la ministre de l'Environnement rejettent le projet actuel, lui 
préférant une extension de l'aéroport existant ou une diminution 
de la surface du nouveau site de Notre-Dame-Des-Landes. 
    "Le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes 
apparaît surdimensionné", disent Pierre Caussade, Nicolas Forray 
et Michel Massoni dans le texte remis à la ministre.  
    Ils proposent deux alternatives: "l'agrandissement et la 
rénovation des installations actuelles de Nantes-Atlantique" ou 
"une redéfinition du projet avec une seule piste de 2.900 m de 
long et 45 m de large -- au lieu des deux pistes de 3.600 m de 
long dont une de 60 m de large". 
    "Plus personne maintenant ne peut nier premièrement que cet 
aéroport est disproportionné (...) et deuxièmement plus personne 
ne peut contester que l'aéroport initial aurait très bien pu, au 
moment où les choses ont été décidées, être aménagé pour faire 
face aux besoins", a déclaré Ségolène Royal à des journalistes. 
    "Que chacun s'en saisisse, que chacun puisse s'exprimer sur 
ce rapport et qu'une solution intelligente, structurée, posée 
puisse émerger", a-t-elle dit. 
    De longue date circonspecte sur ce projet, Ségolène Royal 
assure que les experts ont travaillé en toute indépendance et 
marque ainsi sa différence avec le Premier ministre Manuel 
Valls, partisan de la réalisation de ce projet qui fait 
consensus parmi les élus locaux, de droite comme de gauche. 
     
    REFERENDUM OU PAS ? 
    Le chef du gouvernement a immédiatement réagi. 
    "Selon ce rapport, le site de Notre-Dame des Landes est la 
meilleure solution pour le transfert de l'aéroport", dit-il dans 
un communiqué. "La mission a étudié, en complément, une variante 
qui consisterait à ne réaliser, dans un premier temps, qu'une 
seule des deux pistes. Le rapport ne se prononce pas sur la 
faisabilité juridique de cette hypothèse." 
    Les écologistes, qui appuient l'occupation par les 
"zadistes" de la zone à construire, ont une vision inverse. 
    "Conçu dans les années 1960, notamment dans la perspective 
d'accueillir le Concorde, ce projet est daté, coûteux et 
représente un non-sens écologique", dit Europe Ecologie-Les 
Verts dans un communiqué publié mardi. 
    "Le président de la République François Hollande doit 
abandonner officiellement ce projet aberrant afin d'envoyer un 
signal fort de la France au reste du monde sur la cause 
environnementale et climatique", ajoute ce texte. 
    Ségolène Royal a même émis un doute sur le référendum qui 
doit avoir lieu en juin sur le projet d'aéroport dans le 
département de Loire-Atlantique.   
    "On va voir, normalement il y a une consultation, peut-être 
que les choses vont se nouer, en tout cas je ferai tout dans ce 
travail de médiation pour que les choses se renouent de façon 
positive et que l'on puisse déboucher sur une décision qui 
permettra de revenir à un ordre juste à une situation normale." 
    Pour Manuel Valls, il n'en est pas question. 
    "Ce rapport constitue une contribution utile pour éclairer 
les citoyens qui seront appelés à se prononcer pour ou contre le 
projet de transfert de l'aéroport de Nantes sur le site de 
Notre-Dame des Landes lors du référendum local, qui aura lieu en 
juin prochain", ajoute-t-il dans son communiqué. 
    L'abandon du projet obligerait l'Etat à payer de lourds 
dédommagements au groupe Vinci  SGEF.PA , dont la filiale 
Aéroports du Grand Ouest (AGO) a obtenu la concession de 
Notre-Dame-des-Landes.   
 
 (Julie Carriat, avec Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 

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  • M8252219 le mardi 5 avr 2016 à 18:39

    Missionnés par la ministre de l'environnement. des experts à la botte ou écolos

  • M7361806 le mardi 5 avr 2016 à 17:32

    Elle cause , chez VINCI l'on travaille , elle est toujours là pour inaugurer

  • M7361806 le mardi 5 avr 2016 à 17:27

    C'est kaka ,je viens rajouter ma couche !