France-Valls et Cazeneuve sur le front des crues, qui continuent

le
0
    PARIS, 2 juin (Reuters) - La situation reste "tendue" et 
difficile sur le front des inondations en France dans plusieurs 
départements, notamment en Ile-de-France, a déclaré jeudi le 
Premier ministre lors d'une visite en tout début de matinée au 
centre de gestion des crises. 
    Manuel Valls, accompagné par le ministre de l'Intérieur, 
Bernard Cazeneuve, a fait le point avec les préfets concernés et 
annoncé qu'il allait lui-même à Nemours, en Seine-et-Marne. 
    Lors d'une brève intervention devant la presse, le chef du 
gouvernement a fait état de plus de 10.000 interventions de 
sapeurs pompiers et de 5.000 évacuations, à ce stade. 
    Une femme de 86 ans a été retrouvée morte à son domicile 
inondé à Souppes-sur-Loing, en Seine-et-Marne.   
    "Le gouvernement est mobilisé", a assuré Manuel Valls. "La 
situation reste tendue, difficile dans plusieurs secteurs, je 
pense notamment à l'Ile-de-France et plus particulièrement aux 
départements de la Seine-et-Marne et de l'Essonne." 
    Il a notamment fait état d'une situation difficile à 
Longjumeau, dans l'Essonne, "avec sans doute près de 2.000 
personnes qui devront être évacuées", et à Corbeil-Essonnes. 
    La situation reste également tendue dans le Loiret, "même si 
nous constatons peut-être une amélioration des choses", a ajouté 
le Premier ministre, qui a également prédit de "très grandes 
difficultés dans les heures qui viennent" dans le Loir-et-Cher. 
    Il a appelé à la vigilance, "car les épisodes de pluie ne 
cessent pas" et a dit avoir "encore de nombreuses inquiétudes". 
    Bernard Cazeneuve a pour sa part rappelé les consignes 
données aux préfets, dont la mise en alerte de tous les services 
de la sécurité civile, de la protection civile et de l'Etat en 
anticipation des crues à venir et la coordination avec les 
maires des communes potentiellement concernées. 
     "Il faut que les dossiers catastrophe naturelle (...) 
remontent le plus rapidement possible (...) pour que nous 
puissions, en conseil des ministres, mercredi, statuer sur les 
territoires qui bénéficieront de ces dispositifs", a ajouté le 
ministre de l'Intérieur. 
    Pour l'heure, l'Association française de l'assurance (AFA) 
n'a pas encore donné d'estimations du coût de ces inondations. 
    Dans une étude publiée fin 2015, à l'occasion de la 
conférence internationale sur le climat (COP21) à Paris, elle 
rappelle que la facture des inondations s'est élevée pour les 
assureurs français à 16,6 milliards d'euros entre 1988 et 2013, 
soit une moyenne de près de 700 millions par an.     
 
 (Emmanuel Jarry, avec Matthieu Protard) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant