France-Valls entame des consultations sur l'embauche dans les PME

le , mis à jour à 15:26
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* Le Premier ministre reçoit patronat et syndicats * Une douzaine d'entretiens prévus lundi et mardi * La CFDT dit "niet" à toute modification du contrat de travail PARIS, 31 mai (Reuters) - Le Premier ministre Manuel Valls se lance lundi dans un marathon de consultations avec les partenaires sociaux sur un ensemble de mesures visant à doper les embauches dans les petites et moyennes entreprises (PME), sur fond de taux de chômage record. Au total, une douzaine d'entretiens sont prévus lundi et mardi avec les représentants du patronat et des organisations syndicales. Le chef du gouvernement pourrait dévoiler dès mardi les premières pistes du plan qui sera présenté le 9 juin à l'issue d'un conseil des ministres restreint à l'Elysée. Concurrence déloyale des travailleurs détachés, relations entre les sous-traitants et les donneurs d'ordre, délais de paiement : de nombreuses pistes sont à l'étude, souligne-t-on à Matignon où l'on reste prudent concernant un nouveau contrat de travail plus souple réclamé par le patronat. "Ce n'est pas un sommet sur le contrat de travail", dit-on dans l'entourage de Manuel Valls où l'on prévient également qu'il n'y a pas "de cagnotte magique" pour un nouvel effort financier en terme d'allègement de charges sociales ou de mesures fiscales. "Beaucoup a été fait déjà en matière d'allègement du coût du travail, de simplification et de soutien à l'activité, mais il faut aller plus loin et rechercher de nouveaux leviers pour agir", explique-t-on. Certaines mesures retenues par le gouvernement seront intégrées par voie d'amendements à la loi Macron qui sera examinée à la mi-juin à l'Assemblée en deuxième lecture. "NIET" DE LA CFDT La question de la modification du contrat de travail, réclamée par le patronat, continue de susciter des crispations. Dans une interview au Journal du Dimanche, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger prévient qu'il dira "niet" à "toute vélléité" allant dans ce sens ID:nL5N0YL0MV . "Le patronat quémande sans se soucier de ses responsabilités, le gouvernement doit savoir lui dire stop", dit-il. L'UPA (Union professionnelle artisanale), qui sera reçue à Matignon lundi soir, appelle de son côté dans un communiqué publié dimanche à "lever les freins à l'embauche" dans les TPE et PME. L'organisation patronale demande notamment au gouvernement de porter la période d'essai du contrat d'apprentissage de 2 à 6 mois pour permettre à l'apprenti de changer d'orientation. Elle appelle également à transformer le CICE en baisse directe de charges sociales, notamment par la suppression de la cotisation d'allocations familiales, et à un meilleur soutien des entreprises par les banques. Selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche, 48% des Français estiment que Manuel Valls est en mesure de mener à bien des réformes dans le domaine économique et social. Interrogés sur les pistes de réformes, 72% de Français se disent favorables à la mise en place de conditions plus strictes pour bénéficier d'allocations logement. Ils sont 64% à soutenir le plafonnement du montant de l'allocation chômage pour les cadres supérieurs ou dirigeants et 53% le "plafonnement du montant des indemnités de licenciement gagnables aux prud'hommes". En revanche, ils ne sont que 37% à se dire favorables à la simplification des licenciements dans les PME et 32% à l'allongement à 67 ans de l'âge de départ à la retraite dans le privé pour bénéficier d'une retraite complémentaire pleine. Les consultations entre le gouvernement et les partenaires sociaux sur l'embauche dans les PME surviennent à l'heure où le taux de chômage est à un niveau record en France avec 3.509.800 demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) enregistrés en mars. Les chiffres du chômage du mois d'avril seront connus lundi soir. (Julien Ponthus, avec Marine Pennetier)

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  • frk987 le dimanche 31 mai 2015 à 18:18

    Qu'il se mêle plutôt des licenciements de fonctionnaires que d'embauches dans les PME.