France-Valls défend la révision constitutionnelle au Sénat

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    PARIS, 8 mars (Reuters) - Manuel Valls a défendu mardi le 
projet de révision constitutionnelle devant les sénateurs, qui 
rouvrent ce dossier en plein débat sur une autre réforme 
périlleuse pour le gouvernement, celle destinée à assouplir le 
Code du travail. 
    Le Premier ministre a appelé les membres de la commission 
des Lois à voter ce texte, y compris l'article 2 portant sur la 
déchéance de nationalité, qui sera examiné la semaine prochaine 
en séance plénière avant un vote solennel prévu le 22 mars. 
    A cette occasion, il a exposé les arguments déjà avancés par 
l'exécutif lors des discussions à l'Assemblée nationale, où la 
question de la déchéance a réveillé les antagonismes à gauche et 
animé les débats à droite.  
    "La Nation a symboliquement le droit de se défendre, mais 
pas seulement: une nationalité, (...) c'est un droit 
inconditionnel à voyager, à sortir ou à rentrer en France", 
a-t-il plaidé devant les sénateurs. 
    "Le gouvernement vous invite (...) à adopter l'article 2 de 
cette révision constitutionnelle dans les mêmes termes", a 
également dit Manuel Valls, accompagné de son ministre de la 
Justice, Jean-Jacques Urvoas. 
    Le vote par les sénateurs du texte sans modification 
permettrait d'éviter une navette vers l'Assemblée nationale et 
donc de raccourcir les délais de procédure avant une éventuelle 
convocation du Congrès à Versailles. 
    Des sénateurs de droite, majoritaires à la Chambre haute, 
ont toutefois fait savoir qu'ils comptaient réécrire certains 
passages, notamment pour éviter de créer des apatrides. 
    La révision constitutionnelle, passée au second plan depuis 
son adoption par les députés le 10 février, ressurgit au moment 
où le chef du gouvernement tente de faire accepter le projet 
controversée de réforme du Code du travail. 
    "Dans un monde où l'événement a cette fâcheuse tendance à 
chasser l'événement, nos compatriotes n'ont rien oublié de 
l'horreur, ils n'ont rien oublié des 149 vies qui ont été volées 
l'an dernier", a déclaré Manuel Valls au Sénat. 
    Lui-même a reçu des dirigeants syndicaux et patronaux à 
Matignon une bonne partie de la journée de lundi et doit 
reprendre ses consultations ce mardi après-midi puis mercredi. 
  
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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