France-Valls débloque E50 millions contre le décrochage scolaire

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LENS, Pas-de-Calais, 21 novembre (Reuters) - Manuel Valls présente vendredi un plan de lutte contre le décrochage scolaire, une priorité de son gouvernement pour laquelle 50 millions d'euros seront mobilisés chaque année, notamment pour renforcer le droit à la formation des 16-25 ans. Une des mesures phares de ce plan consiste à offrir aux jeunes décrocheurs un droit à la formation qui peut se concrétiser par un retour sous statut scolaire deux ans après leur sortie du système éducatif. "Celui qui a quitté les bancs de l'école à 16 ans ou avant et qui à 20 ans le regrette, pourra demander à être repris en charge", explique la ministre de l'Education nationale dans un entretien au quotidien Le Parisien. Najat Vallaud-Belkacem et le Premier ministre évoqueront les grandes lignes de ce plan durant la visite d'un lycée professionnel à Lens vendredi matin. François Hollande a fixé comme objectif de diminuer par deux le nombre de jeunes, actuellement 140.000, qui quittent le système scolaire chaque année sans qualification. "Le décrochage menace la compétitivité", peut-on lire dans le dossier de presse du ministère, où l'on estime les coûts associés au décrochage d'un jeune, cumulés tout au long de sa vie, à environ 230.000 euros. Outre une mobilisation des agents de l'Education nationale, le ministère souhaite associer davantage les parents à la vie de l'école et au parcours de leurs enfants et mettra à leur disposition un numéro (08-00-12-25-00) pour obtenir des conseils. Le gouvernement va par ailleurs lancer une étude pour évaluer la pertinence de faire passer l'obligation de scolarité de 16 à 18 ans, même si cette mesure n'a pas les faveurs de la ministre. "Repousser l'âge de la scolarité obligatoire pour ceux à qui le système scolaire ne convient plus n'est pas la panacée", estime-t-elle. (Julien Ponthus, édité par Jean-Baptiste Vey)

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  • M8252219 le vendredi 21 nov 2014 à 09:29

    Le jour ou les professeurs et enseignants seront tenus à faire des journée complètes et non à opter pour 1/8eme de temps ou 1/4 de temps ou 1/2 temps ou un 3/4 temps les élèves seront sans aucun doute plus sécurisés et il y aura moins de décrochage. Il y aura alors besoin de beaucoup mois de remplacements et donc de remplaçants qui ont une situation démotivante.

  • tropfort le vendredi 21 nov 2014 à 09:06

    Fermer tout doucement les académies et les rectorats (le ministère suffit) = création d'emplois de profs et baisse de nos impôts. Tout le monde gagnant ! Mais le pingouin a peur... vous imaginez le match "Pingouin vs Mammouth" ?