France-Valls annonce une reprise de dette de la SNCF

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    * Le coup de pouce de l'Etat était demandé par la SNCF 
    * La dette de la SNCF était au total de 50 milliards fin 
2015 
 
 (Avec précisions) 
    PARIS, 8 juin (Reuters) - Manuel Valls a annoncé mercredi la 
reprise par l'Etat d'une partie de la dette de la SNCF et un 
coup de pouce supplémentaire de l'ordre de 300 millions d'euros 
par an en faveur du secteur ferroviaire, notamment pour 
l'amélioration du réseau.    
    Ce coup de pouce était demandé par le président de la SNCF, 
Guillaume Pepy, en contrepartie des concessions du gouvernement 
dans les négociations sur l'organisation du travail dans le 
groupe, qui ont abouti à un quasi statu quo pour les cheminots 
au détriment de l'objectif de compétitivité de la direction. 
(pour le papier sur la grève :  ) 
    Le gouvernement remettra en août au Parlement un rapport 
examinant les solutions à appliquer à la dette de SNCF Réseau, 
établissement public qui gère et exploite le réseau ferré 
français, a dit le Premier ministre à l'Assemblée nationale. 
    "Ce rapport examinera les différentes hypothèses de reprise 
de tout ou partie de cette dette par l'Etat et la création d'une 
caisse d'amortissement, ainsi que leurs effets", a-t-il précisé. 
Ce que prévoit en fait la loi de réforme ferroviaire de 2014. 
    Selon les résultats de l'entreprise, la dette nette de SNCF 
Réseau s'élevait fin 2015 à 42,315 milliards d'euros, auxquels 
s'ajoutent 7,772 milliards pour l'établissement public assurant 
le transport des voyageurs et marchandises, SNCF Mobilités. 
    Manuel Valls a également annoncé un plan d'action en faveur 
du fret ferroviaire, assorti d'une subvention de l'Etat de 90 
millions d'euros cette année et pour les années à venir, afin 
"d'alléger le coût des péages pour les opérateurs de fret". 
    Selon ses services, cela représente plus du doublement de la 
subvention jusqu'ici accordée à ce titre. 
    Le gouvernement veillera par ailleurs à maintenir à son 
niveau actuel la charge que représente pour la SNCF les trains 
dits "d'équilibre du territoire" (Intercités), a-t-il ajouté. 
    Le déficit des Intercités, de 335 millions d'euros en 2015, 
pourrait dépasser les 400 millions en 2016, selon la SNCF. 
    L'Etat fera en sorte que l'entreprise publique ne soit pas 
mise à contribution au-delà de 335 millions et prendra à sa 
charge la différence, qui pourrait être d'une centaine de 
millions en 2016, explique-t-on à Matignon. 
    Concernant la rénovation des infrastructures existantes, 
Manuel Valls a promis de porter progressivement l'effort de 2,5 
milliards d'euros par an à trois milliards à l'horizon 2020.  
    "Dès 2017, ce seront 100 millions d'euros qui seront 
rajoutés" par l'Etat, a précisé le Premier ministre. 
    "Les contrats de performance, qui seront conclus d'ici à la 
fin de l'année entre l'Etat et le groupe SNCF, entérineront ces 
mesures et traceront l'avenir du secteur ferroviaire pour les 
dix prochaines années", a conclu Manuel Valls. 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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