France-Une simulation de tir dans une école crée l'émoi

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STRASBOURG, 15 octobre (Reuters) - La manipulation de fusils d'assaut par les élèves d'une école primaire en Moselle, lors d'une animation pédagogique conduite par des militaires, a été condamnée jeudi tant par le ministère de la Défense que par l'Education nationale. La photo, prise à Flastroff début octobre, d'une dizaine d'enfants alignés avec leurs fusils Famas en position du tireur couché, dans le Républicain Lorrain, a suscité un émoi bien au-delà de ce petit village de 300 habitants où aucun parent d'élève ne s'était plaint de l'exercice, selon la mairie. Le ministère de la Défense a en revanche vivement réagi. "Le ministère condamne fermement" cette initiative, a déclaré le porte-parole du ministère, Pierre Bayle, lors d'un point presse. "Cet atelier ne faisait pas partie du programme tel qu'il avait été validé dans la note de services", a-t-il ajouté en précisant que des sanctions seraient prises à l'encontre des personnels concernés. Les services départementaux de l'Education nationale ont pour leur part entendu jeudi des parents d'élèves et le directeur du regroupement pédagogique intercommunal, par ailleurs enseignant dans l'une des deux classes de Flastroff où sont accueillis 47 élèves des niveaux CE2 à CM2. "Il n'a pas pris la mesure de l'aspect polémique de cette image qui n'a pris qu'une seconde durant une animation par ailleurs bon enfant. C'était une vraie erreur pédagogique", a regretté Albert Jaeger, inspecteur adjoint au directeur académique de l'Education nationale de Moselle, joint par Reuters. "Il y aura peut-être une sanction qui sera adaptée à la réalité de l'erreur commise", a-t-il ajouté. Selon l'inspecteur, des animations destinées à faire découvrir aux enfants les métiers de la Défense nationale ont été organisées d'autres années, sans peut-être l'exercice contesté, et sans créer polémique. "D'après les parents, personne ne s'est senti traumatisé par cette affaire. Ce qui les traumatise, c'est le déferlement médiatique qu'elle suscite", relève Albert Jaeger. (Gilbert Reilhac, avec John Irish à Paris, édité par Yves Clarisse)

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