France-Une partie des cheminots rejoignent les routiers en grève

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 (Actualisé avec participation) 
    PARIS, 18 mai (Reuters) - Des cheminots ont cessé le travail 
mercredi dans le sillage des routiers dans le cadre d'une 
semaine de grèves reconductibles, notamment dans les transports, 
pour appuyer la mobilisation contre la loi Travail qui 
s'essouffle dans la rue. 
    En moyenne, deux TGV sur trois roulaient, trois RER sur 
quatre, six Transilien sur 10, quatre Intercités sur 10 et un 
TER sur deux, selon la SNCF, avec un taux de participation de 
15% à peine, soit le plus faible de toute l'année 2016. 
    La CGT-cheminots et SUD-rail ont appelé à la grève 
reconductible à la fois pour peser dans les négociations sur les 
conditions de travail des cheminots et protester contre le 
projet de loi Travail. 
    Les organisations ont toutefois opté pour des modalités 
différentes de grève, chaque mercredi et jeudi pour la 
CGT-Cheminots et tous les jours pour Sud-Rail. 
    La CFDT a déposé pour sa part un préavis de grève 
reconductible pour le 31 mai afin de peser sur les négociations 
à la SNCF, et non contre la loi Travail. 
    Selon la SNCF, la mobilisation est faible puisque le taux de 
participation n'a été que de 15%, contre 24,2% lors de la 
précédente grève à laquelle avaient appelé la CGT et SUD-Rail. 
    Les grèves unitaires des 9 mars et 26 avril avaient connu 
des taux de participation de respectivement 35,5% et 23,9%. 
    Les routiers, qui avaient lancé mardi le blocage de sites 
sensibles et dressé des barrages filtrants, ont reconduit leur 
mouvement mercredi, à l'appel des fédérations FO et CGT des 
transports. 
    Des actions devaient être menées dans le Nord, à Rouen, 
Caen, Rennes, Le Havre, Bordeaux ou encore Clermont-Ferrand. 
    Selon la CGT, deux raffineries sont bloquées à Donges 
(Loire-Atlantique) et à la Mède (Bouches-du-Rhône).  
    Jeudi, les compagnies aériennes devront annuler 15% de leurs 
vols à l'aéroport d'Orly en raison d'un appel à la grève de 
l'Usac-CGT contre la réforme du droit du travail, a indiqué la 
Direction générale de l'aviation civile (DGAC).   
    Mardi, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont de 
nouveau défilé en France à l'appel des sept syndicats (CGT, FO, 
FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl) opposés au texte porté par 
la ministre du Travail Myriam El Khomri. 
    Mais ils n'étaient que 68.000 à travers la France en 
comptant Paris, selon le ministère de l'Intérieur, soit un peu 
plus que les 55.000 de la précédente journée du 12 mai. La CGT 
revendique pour sa part 220.000 manifestants. 
    Au plus fort de la mobilisation, le 31 mars, les défilés 
avaient rassemblé 390.000 à 1,2 million de personnes selon les 
sources. 
    Les syndicats, qui nient la faiblesse des dernières journées 
de mobilisation, appellent à de nouvelles manifestations jeudi. 
    Malgré la persistance de la mobilisation, François Hollande 
a affirmé mardi qu'il ne reculerait pas. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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