France-Une firme de cybersécurité accusée pour un contrat en Egypte

le
0
    PARIS, 9 novembre (Reuters) - Deux associations de défense 
des droits de l'homme ont déposé jeudi une dénonciation contre 
l'entreprise française de cybersécurité Amesys, devenue Nexa 
Technologies, pour complicité de torture et de disparitions 
forcées en Egypte. 
    Cette dénonciation a été déposée auprès du pôle crime contre 
l'humanité du parquet de Paris.  
    La Ligue des droits de l'homme (LDH) et la FIDH accusent 
Nexa d'avoir participé aux opérations menées par le régime 
égyptien en fournissant du matériel de surveillance.  
    L'entreprise avait été placée en mai 2017 sous le statut de 
témoin assisté pour complicité d'actes de torture commis en 
Libye entre 2007 et 2011, pour avoir fourni du matériel de 
surveillance au régime de Mouammar Kadhafi.  
    "Poursuivis par la justice française, d'anciens dirigeants 
d'Amesys ont pourtant décidé de continuer à vendre leurs 
systèmes de surveillance à des régimes répressifs", a dit 
Patrick Baudouin, avocat et Président d'honneur de la FIDH, dans 
un communiqué.  
    "On ne peut qu'être sidéré de l'attitude des gouvernements 
français successifs, qui ont encouragé la vente d'armes à un 
régime en pleine dérive autoritaire, et fermé les yeux sur la 
vente d'outils permettant d'identifier puis arrêter les 
opposants de la société civile" ajoute Michel Tubiana, avocat et 
Président d'honneur de la LDH.  
    Contacté par Reuters, Nexa Technologies n'a pas souhaité 
commenter.  
 
 (Arthur Connan, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant