France-Une action en diffamation du Maroc jugée irrecevable

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    PARIS, 9 juin (Reuters) - Le tribunal correctionnel de Paris 
a jugé jeudi irrecevable une action en diffamation du Maroc 
contre un ex-boxeur franco-marocain qui dit avoir été enlevé et 
torturé par le contre-espionnage marocain, sur ordre de son 
chef. 
    Zakaria Moumni, 36 ans, assure avoir été torturé pendant 
quatre jours, en septembre 2010, dans le centre de Temara, près 
de Rabat, sur ordre et en présence du patron du renseignement 
marocain, Abdellatif Hammouchi.  
    Le tribunal a estimé jeudi que le Maroc ne pouvait être 
assimilé à un particulier, "sauf au travers d'une interprétation 
par trop extensive d'une loi qui, comme toute loi pénale, est 
d'application stricte". 
    Le parquet avait lui aussi émis des doutes sur sa légitimité 
à mener cette action, et appelé le tribunal, s'il jugeait cette 
affaire sur le fond, à retenir la bonne foi du Franco-Marocain.  
    Le Maroc a fait savoir, par le biais de ses avocats, qu'il 
ferait appel de ce jugement, "afin que le crédit médiatique qui 
a été accordé (aux) propos (de Zakaria Moumni) soit 
définitivement ruiné et qu'un Etat puisse défendre son honneur 
devant les juridictions françaises". 
    Me Clémence Bectarte, qui représente l'ancien boxeur, s'est 
quant à elle dite "satisfaite" de cette décision.  
    "Ça montre que la justice française ne peut pas être 
instrumentalisée", a-t-elle dit à Reuters, regrettant toutefois 
que le tribunal ne se soit pas prononcé sur le fond.  
    En février 2014, Zakaria Moumni a déposé une plainte pour 
tortures à Paris. En janvier 2015, il a dénoncé sur BFM TV et 
iTELE les tortures dont il dit avoir été victime. Ce sont ses 
propos à la télévision qui étaient visés par le Maroc.  
    Le dépôt de plusieurs plaintes visant Abdellatif Hammouchi 
pour "torture" et "complicité de torture", et la demande, par un 
juge français, d'entendre le haut fonctionnaire lors d'un 
passage à Paris, ont poussé Rabat à suspendre sa coopération 
judiciaire avec la France, le 27 février 2014.  
    La brouille entre les deux pays a duré près d'un an.  
 
 (Chine Labbé, édité par Sophie Louet) 
 
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  • jjd47 il y a 10 mois

    On va quand même pas vendre notre âme pour ces tortionnaires. Ils n'ont qu'à rester vexés. On s'en fiche.Et on leur renvoie tous leurs ressortissants qui se comportent mal chez nous en prime.