France : un pays touché, mais pas coulé

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Rassemblement place du Capitole à Toulouse, en hommage aux victimes aux attaques terroristes du 13 novembre (© E. Cabanis / AFP)
Rassemblement place du Capitole à Toulouse, en hommage aux victimes aux attaques terroristes du 13 novembre (© E. Cabanis / AFP)

Vendredi 13 novembre, les attentats ont plongé la France dans l’effroi. Et il est encore tôt pour mesurer l’impact économique des événements. Dans les jours qui ont suivi, les hôtels et les grands magasins parisiens ont vu leur activité chuter de 30%. Mais un ­«retour à la normale» est déjà en cours, se­lon le ministère de l’Économie, qui avance un coût global de l’ordre de 2 milliards d’euros, soit 0,1 point de produit intérieur brut. Une estimation provisoire : «Aucune infrastructure vitale n’a été touchée, l’impact dépendra de la psychologie des agents», rappel­le Bruno Cavalier, économiste chez Oddo. Les attentats de Madrid (2004) et Londres (2005) n’avaient pas affecté l’économie.

Possibles dérapages

Certes, la croissance du qua­triè­me trimestre en France pourrait tomber à zéro, selon certains analystes. Mais la série d’attentats n’ex­plique pas tout. Dès le mois d’octobre, en effet, le chômage est reparti à la hausse et la consommation des ménages a marqué le pas dans l’Hexagone.

Certes, les mesures de sécurité exceptionnelles auront un impact budgétaire. Le gouvernement a déjà révisé à la hausse, de 600 à 815 millions, sa prévision du supplément de dépen­ses. Les dépassements de frais ne s’arrêteront peut-être pas là, la France intensifiant son engagement militaire en Syrie.

D’éventuels dérapages par rapport aux engagements pris par la

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