France-Un nouveau parlementaire dans le viseur de la justice

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(Avec communiqué de Dominique Tian) PARIS/MARSEILLE, 17 avril (Reuters) - La justice a été saisie du cas du député UMP des Bouches-du-Rhône Dominique Tian, qui a omis de faire état en 2012 d'avoirs à l'étranger dans sa déclaration de patrimoine, l'intéressé assurant de son côté avoir régularisé sa situation. Dans un communiqué, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) fait état vendredi d'un "doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité" de sa déclaration en raison notamment de "l'omission d'avoirs détenus à l'étranger". Réagissant à cette mise en cause, Dominique Tian a assuré avoir régularisé sa situation et avoir transmis une déclaration "totalement transparente, exhaustive et sincère". L'élu précise dans un communiqué exercer en dehors de la vie politique une activité professionnelle, notamment en Belgique où les éléments de patrimoine qu'il possède constituent "un outil de travail" et non "des biens personnels". Dominique Tian reconnaît avoir détenu des avoirs à l'étranger. "Ils ont fait l'objet d'une régularisation par la procédure dite 'Cazeneuve'. A l'issue de cette procédure, je suis en totale conformité avec l'administration fiscale française", assure-t-il en s'étonnant "que l'on puisse envisager d'être poursuivi parce qu'on a dit la vérité sur son patrimoine". Le dossier a été transmis au procureur de Paris, qui peut décider ou pas d'ouvrir une enquête sur le patrimoine du député marseillais. Le 17 avril, la HATVP avait également transmis au parquet financier le dossier du sénateur centriste du Gers, Aymeri de Montesquiou, dont l'immunité parlementaire avait été levée dans le cadre de l'affaire du "Kazakhgate". Auparavant, la HATVP, créée dans la foulée du scandale Cahuzac pour assurer le contrôle des déclarations de patrimoine des ministres et des élus, avait épinglé la déclaration du sénateur Serge Dassault. Celle-ci a également été transmise à la justice. (Gérard Bon à Paris et Jean-François Rosnoblet à Marseille, édité par Jean-Baptiste Vey et Tangi Salaün)

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  • rodde12 le samedi 18 avr 2015 à 10:55

    Bizarre une commission faite pour traiter le cas Cahusac fait des ravages chez les parlementaires d'opposition. Quelle "belle république!"

  • pichou59 le samedi 18 avr 2015 à 10:43

    devenir de cahusac et des autres?

  • brinon1 le samedi 18 avr 2015 à 00:28

    à qui le tour ? un peu d'épuration, but indirect de la loi, ne fait semble t il pas de mal....