France-Un mineur soupçonné d'un projet d'attentat arrêté à Paris

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 (Actualisé avec précisions) 
    PARIS, 11 septembre (Reuters) - Un mineur de 15 ans 
soupçonné de préparer "une action violente" imminente et connu 
des services de renseignement français a été arrêté samedi à 
Paris, deux jours après l'interpellation d'un commando de femmes 
djihadistes en Ile-de-France, a-t-on appris dimanche de source 
judiciaire. 
    Le suspect, qui était entendu à la Direction générale de la 
sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret, près de Paris, a 
été interpellé dans le 12e arrondissement de la capitale. 
    Il était assigné à résidence depuis 2015 dans le cadre de 
l'état d'urgence instauré après les attentats du 13 novembre, 
a-t-on précisé de même source. 
    Selon cette même source, l'adolescent était en lien avec 
Rachid Kassim, un Roannais de 29 ans, membre présumé du groupe 
Etat islamique (EI), qui aurait inspiré Adel Kermiche et Abdel 
Malik Petitjean, les meurtriers du père Jacques Hamel le 26 
juillet dernier à Saint-Etienne du Rouvray (Seine-Maritime). 
    Le Français est très actif sur les réseaux sociaux, 
notamment sur le réseau crypté Telegram, où il diffuserait 
régulièrement des appels au meurtre. 
    Le commando de jeunes femmes de l'Essonne -- "téléguidées 
par des individus se trouvant en Syrie" et nouant leurs projets 
"de manière virtuelle" selon le procureur de Paris François 
Molins -- était également en contact avec Rachid Kassim, 
rapporte Le Monde.   
    "Des femmes, des sœurs passent à l'attaque. Où sont les 
frères? () Elle a brandi une lame et elle a frappé un policier, 
comme des mères en Palestine. Où sont les hommes?", écrit Rachid 
Kassim sur Telegram, selon un extrait cité par le quotidien. 
     
    "MENACE MAXIMALE" 
    L'une des trois jeunes femmes, Ornella G., 29 ans, fichée 
"S" en raison de ses velléités de départ vers la Syrie, a été 
présentée samedi à un juge antiterroriste en vue de sa mise en 
examen.  
    Le Premier ministre, Manuel Valls, avait parlé dimanche 
matin "d'au moins deux attentats déjoués cette semaine", huit 
jours après la découverte d'une voiture contenant des bonbonnes 
de gaz à Paris. 
    "Tous les jours, les services de renseignement, la police, 
la gendarmerie déjouent des attentats, démantèlent des filières 
irako-syriennes, traquent les terroristes", a-t-il dit au Grand 
Rendez-Vous" Europe 1-Les Echos-iTELE. 
    "Il y aura de nouveaux attentats, il y aura des victimes 
innocentes", a-t-il ajouté. 
    Le chef du gouvernement a rappelé qu'"à peu près 15.000 
personnes" étaient suivies en France pour radicalisation. 
    Au total, 1.350 personnes, incarcérées, sont visées par des 
enquêtes, dont 293 en lien direct avec des filières terroristes, 
a-t-il détaillé. 
    "Nous avons près de 700 djihadistes français et résidents en 
France qui combattent actuellement en Irak et en Syrie", dont 
275 femmes et "plusieurs dizaines de mineurs"; 196 ont été tués 
en Irak et en Syrie. 
    "Aujourd'hui la menace est maximale et nous sommes une 
cible", a-t-il insisté. 
 
 (Sophie Louet avec Gérard Bon) 
 
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  • jean-648 il y a 3 mois

    Vous devriez y aller opelin, cela vous fera du bien.

  • opelin il y a 3 mois

    Ils ressortiront tous dans 5 ans et pourront recommencer ... ou plutôt réussir car en prison on va leur apprendre à être plus malins.