France-Un homme abattu après l'agression de policiers

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(Actualisé avec Cazeneuve, procureur) PARIS, 20 décembre (Reuters) - Le parquet antiterroriste a été saisi après la mort d'un individu qui a attaqué au couteau samedi des policiers du commissariat de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) en criant "Allahou Akbar", a-t-on appris de sources judiciaires. L'agresseur, qui était connu des services de police, a été abattu. Trois policiers ont été blessés, dont deux grièvement, mais leurs jours ne sont pas en danger, a indiqué la préfecture d'Indre-et-Loire. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui s'est rendu sur place, a confirmé des informations selon lesquelles l'agresseur avait crié "Allahou Akbar" (Dieu est le plus grand) en attaquant les policiers. Il a ajouté qu'il était déjà fiché pour des actes de délinquance classique mais pas comme activiste islamique, comme l'avaient indiqué dans un premier temps certains médias. Le ministre a salué "le sang froid et la maîtrise" des policiers face à cette "agression d'une extrême violence". Selon le procureur de Tours, Jean-Luc Beck, l'agresseur, qui était armé d'un couteau "d'une taille importante", s'est présenté devant le commissariat et "immédiatement jeté sur le policier" de faction qui lui a ouvert la porte. Ce dernier a été secouru par un adjoint de sécurité et une autre collègue. "On est avec trois blessés parmi les fonctionnaires de police et l'agresseur a été neutralisé par arme à feu", a-t-il précisé. La parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat et association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste". Un individu "qui attaque un commissariat de police en criant Allahou Akbar, il y a de quoi se poser la question de savoir s'il a agi seul, s'il a agi sur ordre, si c'est un acte irréfléchi", a dit le procureur sur BFMTV pour justifier la saisie du parquet antiterroriste. Dans un message sur son compte Twitter, le Premier ministre Manuel Valls a exprimé son soutien aux policiers de Joué-les- Tours. "Ceux qui s'en prennent à eux devront faire face à la sévérité de l'Etat", dit-il. (Yann Le Guernigou, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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