France-Un enseignant invente avoir été attaqué par l'EI

le , mis à jour à 17:46
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 (Actualisé avec nouveaux développements) 
    PARIS, 14 décembre (Reuters) - L'enseignant qui avait dit 
avoir été agressé en début de matinée par un homme se réclamant 
de l'Etat islamique "a tout inventé", a-t-on appris lundi 
après-midi de source judiciaire.  
    Hospitalisé dans la matinée à l'hôpital Lariboisière, à 
Paris, il l'a reconnu devant les enquêteurs de la section 
antiterroriste de la brigade criminelle.  
    "Il est en cours d'audition pour connaître les raisons de 
cette histoire inventée", a-t-on ajouté. 
    La section antiterroriste du parquet de Paris avait été 
saisie dans la matinée, après signalement d'une agression à 
l'arme blanche d'un instituteur dans une école maternelle 
d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).  
    Le parquet de Bobigny avait estimé qu'il fallait saisir le 
parquet de Paris, au vu notamment des récentes menaces proférées 
par l'Etat islamique contre l'Education nationale.  
    Dans son numéro de fin novembre, la revue francophone de 
propagande de l'EI, Dar al Islam, s'en prenait à la laïcité à la 
française et menaçait les enseignants du pays.  
    Dans ses premières déclarations aux secours, l'enseignant 
avait dit que son agresseur, cagoulé et ganté, aurait fait 
irruption dans l'école vers 07H10, au moment où la victime 
préparait sa salle de classe, et aurait crié : "C'est Daech, 
c'est un avertissement". 
    Il avait ajouté que l'attaquant s'était enfui, après l'avoir 
agressé avec une arme blanche trouvée sur place, cutter ou paire 
de ciseaux. 
    La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem 
s'était rendue sur place dans la matinée, et avait annoncé le 
renforcement de la sécurité dans cet établissement et dans les 
établissements environnants.  
    Plusieurs menaces ont été proférées ces derniers temps par 
l'Etat islamique à l'encontre de l'Ecole française.  
    Outre celle diffusée dans sa revue francophone, le chef 
opérationnel présumé des attentats du 13 novembre, Abdelhamid 
Abaaoud, aurait lui aussi mentionné l'Ecole comme cible 
potentielle.  
    On fera pire "dans les quartiers proches des juifs, et (on) 
fer(a) diversion dans les transports et les écoles", aurait-il 
dit, selon le procès verbal d'audition d'un témoin révélé fin 
novembre par Valeurs Actuelles, et dont le contenu a été 
confirmé à Reuters de sources policière et judiciaire.  
 
 (Chine Labbé, avec service France, édité par Yves Clarisse) 
 
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