France-Un artisan de la libération des otages d'Arlit en colère

le , mis à jour à 11:37
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PARIS, 3 juin (Reuters) - Un ancien colonel de la DGSE, "artisan" de la libération, en octobre 2013, de plusieurs otages Français au Sahel, salariés d'Areva AREVA.PA et d'une filiale de Vinci SGEF.PA , annonce mercredi préparer une procédure d'arbitrage pour réclamer aux deux entreprises son dû, qu'il dit non payé. "Areva et Vinci me doivent de l'argent pour la mission que j'ai menée, mais surtout ils en doivent aux Touaregs", déclare Jean-Marc Gadoullet dans Le Parisien. "Je prépare une procédure d'arbitrage pour réclamer ce qui nous est dû." Areva s'est refusé à tout commentaire. Un responsable de Vinci n'était pas joignable dans l'immédiat. Sept personnes, dont cinq Français, avaient été enlevés en septembre 2010 par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sur un site d'extraction d'uranium d'Areva à Arlit, au Niger. La plupart étaient des collaborateurs des groupes Areva et Satom, une filiale de Vinci. Dès décembre 2010, Jean-Marc Gadoullet, qui avait quitté la DGSE en 2008, dit avoir pris contact avec Abou Zeid, l'un des émirs d'Aqmi. Il dit l'avoir rencontré sept fois en tout. Trois captifs du groupe, dont une Française, avaient été libérés en février 2011, avant la libération des quatre autres, en octobre 2013. Interrogé sur un éventuel versement de rançon, Jean-Marc Gadoullet rappelle n'avoir jamais parlé de cela, et explique simplement être tombé "d'accord sur des éléments de négociation qu'il s'agissait ensuite de respecter quelle qu'en soit la nature -- médicaments, matériel médical, libération de combattants." La France a toujours nié avoir versé la moindre rançon pour résoudre des prises d'otages à l'étranger. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)


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