France-Trois mois de prison pour un djihadiste présumé

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    TOULOUSE, Haute-Garonne, 21 mars (Reuters) - Farouk Ben 
Abbes, figure du djihadisme belge, a été condamné lundi par le 
tribunal correctionnel de Toulouse à trois mois de prison ferme 
pour violation de son assignation à résidence et placé en 
détention. 
    L'homme était jugé dans le cadre d'une comparution 
immédiate. 
    Farouk Ben Abbes, 31 ans, était assigné à résidence à 
Toulouse depuis le 11 décembre dans le cadre de l'état 
d'urgence. L'homme qui résidait en famille dans le quartier 
toulousain du Mirail n'a pas respecté les conditions de son 
assignation à résidence, notamment celle lui interdisant de ne 
pas sortir de la ville. 
    Il a été arrêté à Colomiers, une commune de l'agglomération 
de Toulouse, le 17 mars, le 10 mars à Blagnac et le 17 février à 
Portet-sur-Garonne. Le 23 décembre 2015, il avait déjà été 
arrêté à Colomiers. 
    Farouk Ben Abbes a expliqué à l'audience avoir violé son 
assignation à résidence pour « méconnaissance géographique ». 
    "A Bruxelles, d'où je suis originaire, les 19 communes 
limitrophes de la capitale font partie de Bruxelles", a justifié 
 le trentenaire qui réside depuis septembre dernier à Toulouse, 
où il est étudiant en langues étrangères appliquées. 
    "Je croyais en toute bonne foi que les communes de 
l'agglomération toulousaine faisait elles aussi partie du 
territoire de Toulouse", a-t-il ajouté. 
    L'avocat général avait requis six mois de prison ferme. 
    Farouk Ben Abbes est connu depuis le début des années 2000 
pour sa fréquentation du centre islamique de la rue de la Limite 
à Saint-Josse-ten-Noode, dans la banlieue de Bruxelles, où 
enseigne le cheikh salafiste Abou Chamya. 
    En 2003, il y rencontre Jean-Michel et Fabien Clain, les 
deux frères originaires de Toulouse qui ont revendiqué dans un 
enregistrement audio les attentats du 13 novembre 2015 au nom de 
l'Etat Islamique. 
    En 2009, les noms de Fabien Clain et Farouk Ben Abbes 
étaient apparus dans une enquête sur des menaces d'attentat 
ciblant le Bataclan. A l'époque, le djihadiste belge était en 
Egypte où il est aussi mêlé à une explosion ayant frappé des 
lycéens français au Caire, le 22 février 2009, tuant une 
Française de 17 ans. Il avait bénéficié d'un non-lieu. 
 
 (Julie Rimbert, édité par Sophie Louet) 
 
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