France-Trois mises en examen dans l'affaire Bygmalion

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(Actualisé avec mises en examen) PARIS, 1er octobre (Reuters) - Trois anciens cadres de Bygmalion, dont Bastien Millot, ont été mis en examen mercredi dans le cadre de l'enquête sur un système présumé de fausses factures durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, a-t-on appris de source judiciaire. Bastien Millot et Guy Alvès, les deux fondateurs de la société de communication, sont poursuivis pour "complicité de faux et complicité d'usage de faux", a précisé cette source. Franck Attal, l'ancien patron de la filiale événementielle de Bygmalion, Event & Cie, est mis en examen pour "faux et usage de faux", a-t-elle ajouté. Les trois hommes ont été placés sous contrôle judiciaire. Ils ont l'interdiction d'entrer en contact les uns avec les autres ainsi qu'avec les responsables de l'UMP chargés de la campagne de 2012 et Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé, précise-t-on. Les trois hommes avaient été interpellés lundi matin à leur domicile et placés en garde à vue. Ils ont été entendus par des policiers de l'Office central de lutte contre la corruption, à Nanterre (Hauts-de-Seine). La garde à vue d'un quatrième protagoniste présumé, l'ex-comptable de Bygmalion Matthieu Fay, a été levée mardi soir. Le parquet de Paris a ouvert en juillet une information judiciaire sur un système présumé de fausses factures instauré en 2012 par l'UMP et des proches de Nicolas Sarkozy pour couvrir les dépassements de frais de campagne présidentielle de l'ex-chef de l'Etat. Bastien Millot est un proche de l'ancien président de l'UMP Jean-François Copé, contraint à la démission en mai dernier après des révélations sur ce montage par son propre directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux. Le quotidien Le Monde a rapporté la semaine dernière que Matthieu Fay avait avoué aux enquêteurs, en juin, qu'il avait bien été la cheville ouvrière du système de fausses factures. "Ce lot de factures, à savoir les factures sous-évaluées relatives aux meetings et les fausses factures, a été envoyé à l'UMP par porteur après le second tour", a-t-il expliqué, selon le journal. Toujours d'après Le Monde, il a fait état d'un total facturé pour les meetings de près de 19 millions d'euros, alors que ce montant ne devait officiellement pas dépasser 3,4 millions. (Nicolas Bertin, édité par Sophie Louet)

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  • mlaure13 le mercredi 1 oct 2014 à 16:13

    C’est la chienlit de toute la clique des Rentiers/ Politicards/ Mafieux/ Sénat/ Syndicats et cohortes d’associations bidons et morbacs qui sucent le sang de la Nation… Veuve Guillotin réveille toi, brise tes chaînes et laisse exploser ta colère …Il nous faut des océans de s//ang!!!...