France-Trois femmes arrêtées projetaient un attentat gare de Lyon

le , mis à jour à 13:45
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    * La principale suspecte a laissé une lettre d'allégeance à 
l'EI 
    * Les policiers ont mené une course contre la montre 
    * Un homme a également été interpellé lors de l'opération 
    * "Un groupe a été annihilé", dit Hollande 
 
 (Actualisé avec Hollande, quatrième interpellation) 
    PARIS, 9 septembre (Reuters) - Les trois jeunes femmes 
interpellées jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine (Essonne) et 
soupçonnées de préparer des actions "violentes et imminentes", 
voulaient commettre un attentat gare de Lyon, a-t-on appris 
vendredi de source proche de l'enquête. 
    "Elles voulaient commettre un attentat gare de Lyon jeudi", 
a dit cette source, précisant que l'ensemble des gares 
parisiennes et celle de Boussy-Saint-Antoine, à 30 kilomètres au 
sud de Paris, avaient été placées sous alerte.  
    En marge d'une réunion des pays du sud de l'Union européenne 
à Athènes, François Hollande a confirmé qu'un "attentat a vait  
été déjoué", sans donner plus de précisions.  
    "Nous avions des informations qui ont pu nous mettre en 
alerte et conduire à des arrestations, celles qui ont eu lieu 
hier", a dit le chef de l'Etat à la presse. "Il y a là un groupe 
qui a été annihilé mais il y en a d'autres." 
    Les trois femmes, âgées de 39, 23 et 19 ans, interpellées 
dans le cadre de l'enquête sur la voiture contenant des 
bonbonnes de gaz près de Notre-Dame-de-Paris ce week-end,   
sont, selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, 
"radicalisées" et "fanatisées".  
    Une quatrième personne a été interpellée lors de 
l'opération. "Il s'agit du futur époux religieux de la jeune 
femme de 23 ans", dit-on de sources policières.  
    "C'est aussi le frère d'un proche de Larossi Abballa", 
assassin de deux policiers à Mangnanville (Yvelines) en juin 
dernier, a-t-on précisé.     
     
    COURSE CONTRE LA MONTRE 
    La jeune femme de 19 ans, fille du propriétaire de la 
voiture et l'une des principales suspectes dans l'enquête, avait 
rédigé une lettre dans laquelle elle prête allégeance à l'Etat 
islamique, selon la source proche de l'enquête. 
    Les trois femmes ont été placées en garde à vue dans les 
locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) 
aussitôt après leur interpellation. 
    Ce commando de femmes est désormais soupçonné d'avoir voulu 
faire exploser le week-end dernier au coeur de Paris la Peugeot 
607 remplie de bonbonnes de gaz avec laquelle la principale 
suspecte avait quitté le domicile de son père. 
    Les enquêteurs cherchent à comprendre pourquoi la berline a 
été abandonnée dans la nuit de samedi à dimanche près de 
Notre-Dame avec les feux de détresse allumés et sans plaques 
d'immatriculation. 
    La berline contenait six bouteilles bonbonnes de gaz pleines 
sans dispositif de mise à feu. Mais trois bidons de gazole ont 
été également retrouvés, ce qui aurait peut-être pu permettre 
une explosion sans dispositif sophistiqué.  
    Depuis dimanche, les enquêteurs ont mené une "course contre 
la montre", selon l'expression du ministre de l'Intérieur, pour 
localiser la jeune femme de 19 ans connue pour son extrême 
radicalisation et dont le père avait signalé la disparition. 
    Ils l'ont finalement localisée à Boussy-Saint-Antoine en 
compagnie de deux autres femmes et la surveillance du trio a 
poussé jeudi soir les autorités à lancer une alerte générale 
dans les gares parisiennes, plus spécifiquement gare de Lyon. 
     
    UN POLICIER BLESSE 
    Vers 19h30, les enquêteurs ont vu les jeunes femmes sortir 
de l'appartement, non loin de la gare. Celle de 19 ans semble 
avoir repéré les policiers de la DGSI en planque et a bondi sur 
l'un d'eux avec un couteau, le blessant à l'épaule. 
    Les policiers "on dû ouvrir le feu face à des individus 
armés de couteaux qui ont blessé un des leurs", a déclaré jeudi 
soir le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. 
    "L'assaillante a été blessée de plusieurs balles, dont une à 
la jambe", a précisé une source policière. Ses deux complices 
ont tenté de prendre la fuite à pied avant d'être maîtrisées 
sous les yeux de dizaines de riverains.  
    L'enquête, confiée à la DGSI et à la section antiterroriste 
de la Brigade criminelle, avait démarré avec la découverte de la 
Peugeot abandonnée près de Notre-Dame. 
    Depuis dimanche, plusieurs personnes ont été arrêtées, dont 
quatre étaient toujours en garde à vue jeudi soir. 
    Un second couple a été interpellé mercredi soir après 
l'arrestation d'un premier mardi sur une aire d'autoroute, près 
d'Orange, dans le Vaucluse. 
    Les quatre personnes, originaires de Montargis (Loiret), 
sont connues des services de renseignement pour leur 
radicalisation. Les enquêteurs n'ont pas révélé quel était leur 
rôle éventuel dans l'affaire. 
 
 (Gérard Bon, avec le bureau d'Athènes, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M940878 il y a 3 mois

    on parle toujours d'une minorité mais cette minorité provient toujours de la même communauté

  • Pathor il y a 3 mois

    Pourquoi ces gens radicalisés, connus des services de renseignements, ne sont 'ils pas déchus de la nationalité française et expulsés du territoire en tant qu'ennemis de la France ? On attend quoi ? que l'un d'entre eux déjoue la surveillance et passe à l'acte !