France Télécom observe des baisses de trafic en Europe

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FRANCE TÉLÉCOM OBSERVE DES BAISSES DE TRAFIC EN EUROPE
FRANCE TÉLÉCOM OBSERVE DES BAISSES DE TRAFIC EN EUROPE

PARIS (Reuters) - France Télécom observe depuis quelques semaines des baisses de trafic dans certains pays de la zone euro, sur fond d'incertitudes sur la conjoncture économique dans la région, a déclaré lundi son PDG Stéphane Richard, sur la radio BFM Business.

La France n'est pas concernée par ces diminutions de volume, a précisé le dirigeant de l'opérateur historique, qui est implanté dans de nombreux pays, notamment en Europe où il est présent entre autres en Autriche, en Belgique, en Espagne, en Pologne et au Royaume-Uni.

"Il y a quand même quelques pays de la zone euro, pas la France, dans lesquels on a pu assister ces dernières semaines, et c'est très rare, à une baisse des trafics", a-t-il dit en citant le cas de l'Espagne en exemple.

"C'est quand même le signe que ça va mal et assez profondément mal", a-t-il ajouté, rappelant que le secteur des télécoms présentait habituellement un profil relativement défensif, du fait notamment de la hausse constante des besoins de communication.

Stéphane Richard a par ailleurs confirmé qu'une cession des activités du groupe en Autriche était proche.

France Télécom détient 35% d'Orange Autriche, dont le solde est contrôlé par le fonds d'investissement Mid Europa Partners.

"L'Autriche, on n'a pas, nous, conclu, parce que ce n'est pas nous qui menons ces négociations, c'est l'actionnaire majoritaire", a expliqué Stéphane Richard en faisant référence à Mid Europa Partners.

"Il y a un schéma qui est à peu près finalisé, je pense que c'est une question de jours pour que tout ceci devienne concret."

DÉJÀ DES DÉÇUS DE FREE ?

Une source avait déclaré à Reuters la semaine dernière que France Télécom était proche de céder sa participation dans Orange Autriche à l'opérateur mobile Hutchison 3G, qui serait prêt, selon la presse autrichienne, à débourser entre un et 1,4 milliard d'euros pour prendre le contrôle de l'opérateur.

Orange Autriche étant endetté à hauteur d'environ un milliard d'euros, le produit de la vente de l'opérateur, qui sera partagé entre France Télécom et Mid Europa Partners, restera limité pour le groupe français, a-t-on dit à Reuters de source proche du dossier, en évaluant ce montant entre 50 et 100 millions d'euros.

Interrogé sur l'arrivée tonitruante de Free sur le marché du mobile il y a une dizaine de jours, le PDG de France Télécom a assuré que son groupe voyait revenir des déçus du quatrième entrant.

"Depuis la fin de la semaine dernière, on a déjà ce qu'on appelle des 'win-back'", a-t-il dit.

"C'est encore faible mais c'est quand même un certain nombre", a-t-il ajouté, sans donner de chiffres.

Free Mobile a dévoilé le 10 janvier deux forfaits à prix choc, nettement inférieurs aux standards en vigueur en France, en proposant une offre tout illimité à 19,99 euros par mois et un forfait de base à deux euros par mois.

Ses concurrents n'ont pas tardé à réagir, à commencer par France Télécom qui a réduit les tarifs de sa gamme de forfaits "low cost" Sosh.

Dans une interview au Journal du dimanche, Stéphane Richard a toutefois exclu de se lancer dans une guerre des prix avec le groupe fondé par Xavier Niel.

En Bourse, l'action France Télécom était en hausse de 0,13% à 11,48 euros à 16h05, à comparer avec un gain de 0,6% pour l'indice CAC 40.

Gilles Guillaume et Gwénaëlle Barzic, édité par Dominique Rodriguez

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