France-Taubira dénonce des violences inacceptables en Isère

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PARIS, 21 octobre (Reuters) - Christiane Taubira a dénoncé mercredi les "violences inacceptables" commises à Moirans (Isère) par des gens du voyage qui réclament une permission de sortie de prison pour deux des leurs afin qu'ils puissent assister à des obsèques, et a assuré que la décision de justice serait prise en toute indépendance "hors de toute pression". Une trentaine de jeunes ont mis le feu mardi après-midi à des carcasses de voitures, près de la gare de Moirans, provoquant une interruption du trafic ferroviaire. Des incendies ont également été allumés près de la prison d'Aiton où sont incarcérés les deux détenus et où des prisonniers ont refusé de réintégrer leurs cellules. Invitée sur France 2, la ministre de la Justice a condamné ces violences "sans la moindre réserve, sans la moindre réticence". "Ces violences sont absolument condamnables, inacceptables intolérables", a-t-elle dit. "Il y a des voies de droit dans une démocratie. Si on admet pas une décision de justice, on saisit la justice". "On ne peut pas accepter qu'une décision de justice prononcée par un juge indépendant soit contestée dans de telles conditions", a-t-elle ajouté. "Il y a un appel qui a été interjeté et la décision sera prise en toute indépendance et hors de toute pression". Priée de réagir à la menace de nouvelles violences brandie par les gens du voyage en cas de nouveau rejet de la demande de permission, la garde des Sceaux a prévenu que "l'état de droit apportera it les réponses qui conviennent à ces violences". Les membres de la communauté du voyage réclament une permission de sortie de prison pour deux personnes incarcérées pour pouvoir assister aux obsèques d'un de leur proche qui auront lieu mercredi, selon la préfecture de l'Isère. Trois membres de la communauté du voyage sont décédés dans la nuit de vendredi à samedi lors d'une sortie de route à bord d'une voiture volée. Quelques 120 policiers et gendarmes et 100 pompiers ont été dépêchés sur place mardi. Le Premier ministre Manuel Valls a assuré qu'il n'y aurait qu'"une seule réponse : la fermeté et le rétablissement de l'ordre" face "aux violences inadmissibles commises à Moirans". Sur Twitter, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti (Les Républicains) a imputé cette flambée de violence au laxisme dont le gouvernement ferait preuve selon lui. "Route coupée, voitures brûlées et gare saccagée par des gens du voyage à Moirans. Quand l'État se couche, la loi du plus fort s'installe", a-t-il écrit. (Marine Pennetier)

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